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FDSEA-JA : Une année qui s’annonce difficile mais des perspectives positives à plus long terme

En ce début d’année, les deux syndicats agricoles font état de perspectives plutôt moroses pour le monde agricole. Prix des produits toujours insuffisants, FCO..., le sort s’acharne.

Anthony Fayolle, président des JA et Yannick Fialip, président de la FDSEA, ont présenté leurs voeux devant la presse locale.
Anthony Fayolle, président des JA et Yannick Fialip, président de la FDSEA, ont présenté leurs voeux devant la presse locale.
© HLP

Le 8 janvier, les présidents de la FDSEA et des JA, Yannick Fialip et Anthony Fayolle, ont présenté leurs traditionnels voeux de nouvelle année devant la presse locale au Puy. À cette occasion ils ont évoqué les perspectives agricoles pour 2016 qui, selon eux, «s’avèrent moroses et assez négatives».Le premier point de préoccupation concerne les prix agricoles : «Nous n’avons pas réussi à faire augmenter suffisamment le prix des produits. En lait, nous sommes à 300 €/tonne ; les prix ne remontent pas sous l’effet de l’arrêt des quotas en Europe, d’un excès de lait sur le marché mondial et d’une demande mondiale peu dynamique. En viande, les prix sont très bas» indique le président de la FDSEA.«En viande bovine, se pose un problème de filière avec une distorsion de concurrence entre acteurs qui conduit à un prix aux producteurs mal valorisé ;  à ce problème de filière s’est ajoutée la FCO qui a provoqué une baisse des prix des bovins mâles» précise Antho-ny Fayolle.


Inquiétude pour l’élevage

«Nous sommes inquiets pour l’élevage en général car aucun secteur ne tire son épingle du jeu. En porc, certains producteurs sont au bord de la faillite avec des cours à 1,10 €/kg ; les éleveurs ovins connaissent une forte baisse des prix depuis le début de l’année, quant aux céréales, les prix sont bas» ont-ils expliqué.Conséquences : les filières agricoles de Haute-Loire sont en grande difficulté. «25% des exploitations agricoles sont en grande difficulté financière et auront du mal à terminer l’année ; ces dernières opteront, dans le meilleur des cas, pour un réaménagement de leur dette ou bien pour une cessation d’activité. Les exploitations qui passent la crise dans de meilleures conditions (les 75% d’exploitations restantes) se posent quant à elles des questions d’existence» ajoute Yannick Fialip. Dans ce contexte difficile, la profession agricole se sent délaissée.


Le gouvernement dans le collimateur

Les deux syndicats sont en colère contre le gouvernement. «Dans le cadre du plan de soutien, le gouvernement avait annoncé une somme de 600 millions d’euros (à l’échelle de la France), sauf que ce même gouvernement a repris 255 millions sur le fonds des calamités agricoles !» s’indignent les responsables. Cette décision a eu un impact direct sur le dossier sécheresse présenté par la Haute-Loire. «Notre dossier a été retoqué au niveau national avec des taux de perte divisés par deux. Mais heureusement, nous avons obtenu un réexamen de notre dossier fin janvier. Obtenir satisfaction sur ce dossier donnerait quelques perspectives aux agriculteurs du département» souligne le président de la FDSEA.Si la situation n’évolue pas, Antony Fayolle prédit d’importants changements au niveau des exploitations et de l’agriculture elle-même, avec le glissement d’une agriculture «économique, qui produit» à une agriculture de loisirs...Pour terminer sur une note positive, les responsables professionnels ont fait voeu d’une année 2016 plus favorable, en particulier sur les plans climatique et sanitaire.


A long terme

Et pour redonner le moral au monde agricole, Yannick Fialip a fait part de perspectives favorables à long terme avec une population mondiale qui augmente et un département qui a, avec certitude, un rôle à jouer sur les marchés au niveau français, européen et mondial.


Véronique Gruber

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