Aller au contenu principal

[VIDEO] Le diagnostic des bâtiments en mode web

La start-up Tell-Elevage propose une méthode innovante pour améliorer la conception et le fonctionnement des bâtiments d’élevages, fondée sur les technologies numériques.

Dans le métier de la ventilation depuis trente ans, Jean-Luc Martin a décidé d’exercer un métier nouveau dans le monde de l’élevage : celui d’expert indépendant en bâtiments avicoles et porcins. Il réalise un état des lieux précis de l’outil de production en s’appuyant sur des mesures incontestables, il met en évidence la liste des points à améliorer et il propose un plan d’amélioration personnalisé.

Un diagnostic pas à pas, entièrement numérique

La nouveauté du diagnostic de sa start-up Tell-Elevage repose sur un principe simple : quel que soit l’opérateur habilité à le pratiquer, l’audit est identique et le résultat est disponible le plus rapidement possible avec des préconisations. D’où l’idée de créer un outil entièrement numérique, avec une plateforme web et une application. À travers plus de 2 000 critères, le logiciel expert confronte ce qui est constaté à ce qui devrait avoir été réalisé dans les règles de l’art(1). Muni de sa tablette, le diagnostiqueur remplit le questionnaire à choix multiples (QCM) qui peut dépasser mille lignes pour un seul bâtiment. Chaque visite dure plusieurs heures, aux cours desquelles l’intervenant enregistre des données objectivées par ses appareils : mètre laser, luxmètre, anémomètre, thermomètre, hygromètre, capteur de gaz, caméra infrarouge, porte soufflante, dépressiomètre, vidéo, photo… Chaque mesure est réalisée selon un protocole formalisé, même s’il n’existait pas auparavant : par exemple le nombre, la hauteur et l’emplacement des points de mesure de l’intensité lumineuse.

Construire et suivre son plan d’amélioration

Quelques minutes après l’achèvement du diagnostic, l’éleveur se connecte à la plateforme Tell. Il a accès au rapport de visite listant les défauts constatés (une quarantaine en moyenne), leur niveau d’importance (mineure, majeur, critique), leur origine et les actions correctrices proposées. Une animation vidéo rappelle pourquoi il est important de corriger tel ou tel défaut. Le second document est le plan d’amélioration numérique personnalisé, à construire pour retrouver une situation conforme aux attentes de résultats. Il donne un timing de travail que l’éleveur fait évoluer. « Nous avons conçu ce module dans un esprit d’action dynamique et interactive », précise Jean-Luc Martin. L’éleveur définit lui-même sous quelle échéance il compte redresser la situation, point par point. Le plan lui propose aussi comment le faire (coût estimé, informations techniques complémentaires). Il lui est possible de déléguer la résolution du problème à un professionnel, qui reçoit les instructions et les informations (partage partiel des données). « Notre plateforme numérique est souple et évolutive ", souligne Jean-Luc Martin. L’expertise concerne le bâtiment, la ventilation, le chauffage, la brumisation, mais « on peut lui ajouter à volonté de nouveaux modules d’audit (alimentation, eau, biosécurité) et de nouvelles fonctions. Par exemple des informations techniques, des tutoriels explicatifs… ». En définitive, cette nouvelle approche devrait permettre aux éleveurs d’augmenter leur rentabilité et aux professionnels de s’améliorer pour tendre vers le zéro défaut. « J’aimerais aussi que notre méthode suscite des innovations qui répondront à des problématiques couramment constatées dans les élevages. »

(1) À défaut de normes « officielles » qui définiraient comment bien ventiler un poulailler (circuits, vitesses et débits d’air).
 

Pourquoi diagnostiquer un bâtiment

Plusieurs raisons peuvent pousser à faire diagnostiquer son outil de travail. Pour celui existant, cela peut être sa sous-performance et sa moindre rentabilité. La demande sociétale incite aussi l’éleveur à apporter un maximum de confort aux volailles. Cela passe par des bâtiments bien isolés, bien ventilés, bien chauffés, donc bien conçus et bien réglés. Ce n’est pas toujours le cas, a constaté Jean-Luc Martin. « Il y a souvent une différence entre ce qui vendu, ce qui est installé et ce qui fonctionne, estime-t-il. Cet écart a plusieurs causes qui peuvent se cumuler : la conception proprement dite, la construction et le montage, la mise en service et les réglages ultérieurs. Or, ces défauts structurels ou de fonctionnement ne sont pas toujours identifiés, ni avant ni après la mise en route. » Enfin, comme il est parfois difficile d’établir les responsabilités des uns et des autres, cela ne facilite pas la résolution des problèmes.

Les plus lus

Julien Courbet Capital M6 poulet brésilien
L’importation de poulet brésilien épinglée par Capital sur M6
Peut-on encore manger en toute confiance ? Dans une émission diffusée le 22 janvier Capital pointe la différence de qualité entre…
De gauche à droite, Jacques et Pierre Lagrève, producteurs d’œufs à Louvigné du Désert, et Olivier Dauloudet, technico-commercial Ouest pour Patura
Volailles plein air : Sécuriser les parcours contre les intrus avec des clôtures électrifiées
Pour protéger les parcours des intrusions humaines et animales, les clôtures électrifiées assurent une protection efficace et…
Un exercice négatif de 756 000 euros pour Volinéo : « pas de produit mais des charges en hausse », résume sans appel Guy Marie Brochard, son président (à l'extrême droite).
Cavac : Des activités volailles dans la tempête
Sur fond d’exercice satisfaisant pour le groupe coopératif vendéen Cavac, toutes les activités avicoles du groupement spécialisé…
Fils de producteur d’œufs, Raphael Collet n’a aucune inquiétude vis-à-vis de ses choix techniques et de la commercialisation de ses œufs.
Œufs de consommation : Première installation d’une volière pondeuse Combo Plus
Dans les Côtes d’Armor en Bretagne, Raphaël Collet a repris l’élevage de pondeuses de son père pour voler de ses propres ailes.…
La ventilation dynamique est le premier poste de charges dans un poulailler de chair avec des économies importantes possibles dans les débits intermédiaires.
Dépenses électriques : Comment économiser avec une ventilation dynamique
La ventilation dynamique étant le principal poste de consommation électrique des bâtiments avicoles qui en sont équipés, modifier…
Selon l’Itavi, l’épointage est interdit en Norvège (1973), Finlande (1986), Suède (1988), Danemark et Autriche (2013), Pays Bas (2019), dans certains Länder d’Allemagne. La Suisse n’interdit pas mais les professionnels ne le font pratiquement plus.
Comment se préparer à la fin de l’épointage des poules bio
Arrêter l’épointage des poules pondeuses entraînera un risque accru de picage et cannibalisme. Une alimentation adaptée et l’…
Publicité
Titre
je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Volailles
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Volailles
Newsletter COT’Hebdo Volailles (tendances et cotations de la semaine)