Aller au contenu principal

Vin désalcoolisé : Castel-Vins investit dans une unité de désalcoolisation en Loire-Atlantique

L’entreprise Castel-Vins a annoncé un investissement de 10 millions d’euros dans une unité de désalcoolisation en Loire-Atlantique. L’objectif : produire du vin tranquille et effervescent sans alcool de qualité dans un marché NoLow en expansion. 

Vue aérienne de l'usine Castl-Vins de La Chapelle-Heulin en Loire-Atlantique
Le géant vitivinicole Castel-Vins dont le siège est à Blanquefort en Gironde, serait alors en capacité de produire « plusieurs millions de cols annuels » de vin désalcoolisé.
© Castel-Vins

Avec AgraPresse

Le groupe bordelais Castel-Vins investit dans une unité de désalcoolisation a-t-il annoncé dans un communiqué le 16 décembre 2025. Ce nouvel équipement industriel, implanté dans l’usine de La Chapelle-Heulin en Loire-Atlantique, représente un investissement de 10 millions d’euros selon l’entreprise. 

Le géant vitivinicole dont le siège est à Blanquefort en Gironde, serait alors en capacité de produire « plusieurs millions de cols annuels » de vin désalcooliséd’après le communiqué. 

Lire aussi : L'Union européenne autorise la désalcoolisation totale pour les vins bio

Obtenir un vin sans alcool de qualité

Grâce à cette installation ayant nécessité plusieurs mois d’aménagements importants, le groupe affirme pouvoir produire « une nouvelle génération de produits sans alcool, dans les trois couleurs ainsi que des effervescents ». 

L’unité permet une extraction « douce » de l’éthanol du vin. Ce dernier est chauffé à « basse température (30-40°C) pendant quelques dizaines de secondes ». Les arômes entraînés avec l’éthanol sont collectés en totalité puis réincorporés dans le vin sans alcool, affirme Castel-Vins. Ce procédé permettrait d’obtenir un degré d’alcool inférieur à 0,05 %, « bien inférieur au seuil autorisé par la catégorie fixé à 0,5 % » pointe la société. Le produit obtenu est alors stabilisé par pasteurisation sans ajout de produit chimique.

Concernant la question du sucre, « centrale dans la production de vin sans alcool », son taux serait « inférieur à 30 g/L, au lieu des 50 à 60 g/L de sucre habituellement constatés » dans les vins désalcoolisés, précise le communiqué.

À noter que l’alcool vinique concentré à 65 % obtenu lors du processus de désalcoolisation est « vendu à des distillateurs au niveau régional pour être valorisé dans la filière par exemple, pour la production de brandy » explique l’entreprise.

Relire : Vins désalcoolisés : quelle est la réglementation ?

Le marché du NoLow en pleine expansion

Cet investissement s’inscrit dans un contexte où la consommation de vin diminue, en particulier chez les jeunes et où le marché du vin sans alcool progresse.

Relire : La consommation mondiale de vin a baissé de 3,3 % en 2024

Lire aussi : En 2024, la consommation de vin a baissé dans presque tous les pays

« La progression du marché no-low dans le monde a été multipliée par deux sur les cinq dernières années, avec un potentiel de croissance de sept points entre 2023 et 2027 », indique Castel-Vins dans son communiqué en s’appuyant sur les chiffres du cabinet IWSR. L’entreprise voit dans le vin sans alcool un « marché d’avenir ». D’après son baromètre, « 16 % des consommateurs de vin consomment déjà des vins sans alcool ». Chiffre qui rejoint différents baromètres réalisés par plusieurs acteurs du secteur : entre 15 et 25 % des Français auraient consommé du vin sans alcool dans les 12 derniers mois. 

Relire : Plus d’un Français sur cinq a déjà consommé du vin sans alcool

Lire aussi : Dry january : le vin sans alcool prend de l’ampleur

Un créneau que souhaite donc investir la société au chiffre d'affaires de 6,5 milliards d’euros, dont 1,1 milliard d’euros dans le seul secteur du vin : « Nous sommes convaincus du potentiel du marché des Sans alcool et Low alcool, et sommes engagés au côté des acteurs de la filière pour le développer. » 

Lire aussi : Vins No-Low : le marché du vin désalcoolisé est en pleine expansion

Les plus lus

Taille de haies avec une faucheuse débrousailleuse.
Interdiction de la taille des haies à partir du 16 mars 2026 : quels départements accordent des dérogations ?

La loi d’orientation agricole prévoit que les dates d’interdiction de taille des haies soient désormais fixées par chaque…

  Moisson dans l’Indre de nuit le 7 juillet 2022
« Un agriculteur contraint d’avancer ses travaux en pleine nuit pour échapper à la canicule ne devrait pas se retrouver exposé à un contentieux de voisinage »

Le 26 mars, les députés ont adopté à l’unanimité une proposition de loi du député démocrate Hubert Ott qui vise à sécuriser…

Agriculteur dans son tracteur notant dans son carnet les traitements phyto réalisés.
Pesticides : le Conseil d’Etat refuse de donner l’accès aux registres d’épandage demandés par Générations futures en Nouvelle-Aquitaine

Le Conseil d’Etat vient de casser la décision du tribunal administratif de Bordeaux du 1er juillet qui imposait au…

Paysage agricole dans le Sud-Ouest.
Aides PAC 2025 : quels sont les montants réévalués pour les aides découplées, les écorégimes et les aides bovines, ovines, caprines et aux veaux ?

Des arrêtés parus au journal officiel du 28 novembre 2025 réévaluent les montants des aides découplées de l’aide PAC 2025 et…

Femelle Ours, capture photo en Ariège
Ours : au moins 108 individus dans les Pyrénées, une population en croissance selon l’OFB

L’OFB a dénombré au moins 108 ours bruns dans les Pyrénées en 2025. Le nombre d’individus est toujours en croissance sur le…

intérieur d'une boulangerie avec à l'entrée un panneau agri-éthique
54 % des Français et 49 % des agriculteurs estiment que la production française ne suffit pas à nourrir la population

Pour la première fois, Agri-Éthique, avec Toluna Harris Interactive, a interrogé 1 058 Français et 305 agriculteurs afin…

Publicité