Vendanges 2026 : la Champagne annonce un rendement moyen de 7 000 kg/ha
Des degrés historiquement hauts, un rendement qui atteint 7 000 kg/ha malgré le gel de ce printemps : avec le millésime 2026, la Champagne franchit un nouveau palier.
Du jamais vu : en Champagne, 2026 est l’année la plus saine, la plus précoce et avec la maturation la plus rapide jamais connue. Malgré un gel printanier dévastateur, la région a récolté en moyenne « environ 7 000 kg/ha, avec toutefois beaucoup d’hétérogénéité », a annoncé Maxime Toubart, vigneron et coprésident du Comité Champagne le 9 septembre.
Les raisins sont petits et concentrés, avec 100 g par grappe, contre 135 g en moyenne. Et surtout, avec des degrés très élevés : 11,6 en moyenne régionale, allant jusqu’à 12,3 % vol. pour le chardonnay, 11,6 pour le pinot et 11,3 pour le meunier. Malgré tout, l’acidité se tient, avec des pH à 3,2, contre 3,08 en moyenne sur dix ans.
Une mobilisation de la réserve
En juillet, le Comité Champagne avait fixé le rendement commercialisable à 8 800 kg/ha. Un chiffre qui pourrait être atteint « au niveau macroéconomique, grâce aux vins mis en réserve », présage David Chatillon, coprésident du Comité Champagne. La situation est plus difficile pour les vignerons qui n’ont plus de réserve, notamment dans la côte des Bar. « Nous ne demandons pas d’argent aux pouvoirs publics, mais le droit de déployer de nouveaux outils pour les accompagner », soutient Maxime Toubart.
Une année qui pousse à se remettre en question et réfléchir pour préserver le modèle champenois, a-t-il évoqué. Sur le plan technique, le Comité Champagne affecte la moitié de ses 27 M€ de budget à la R & D, avec notamment des travaux en cours sur les porte-greffes comme le 333EM. Sur le plan économique, les responsables misent sur la prochaine Champagne week (du 19 au 25 octobre à Paris) pour relancer « l’envie de champagne » en France.