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Vendanges 2026 : la Champagne annonce un rendement moyen de 7 000 kg/ha

Des degrés historiquement hauts, un rendement qui atteint 7 000 kg/ha malgré le gel de ce printemps : avec le millésime 2026, la Champagne franchit un nouveau palier.

<em class="placeholder">de gauche à droite : Sébastien Debuisson, David Chatillon, Maxime Toubard lors de la conférence de presse sur le millésime du 9 septembre 2026 </em>
Les responsables du Comité Champagne ont évoqué les vendanges 2026 le 9 septembre.

Du jamais vu : en Champagne, 2026 est l’année la plus saine, la plus précoce et avec la maturation la plus rapide jamais connue. Malgré un gel printanier dévastateur, la région a récolté en moyenne « environ 7 000 kg/ha, avec toutefois beaucoup d’hétérogénéité », a annoncé Maxime Toubart, vigneron et coprésident du Comité Champagne le 9 septembre.

Les raisins sont petits et concentrés, avec 100 g par grappe, contre 135 g en moyenne. Et surtout, avec des degrés très élevés : 11,6 en moyenne régionale, allant jusqu’à 12,3 % vol. pour le chardonnay, 11,6 pour le pinot et 11,3 pour le meunier. Malgré tout, l’acidité se tient, avec des pH à 3,2, contre 3,08 en moyenne sur dix ans.

<em class="placeholder">Vendanges en Champagne. Nombre de viticulteurs ayant du mal a trouver de la main d oeuvre lors des vendanges font appel a des prestataires de service qui proposent des ...</em>
Les vendanges manuelles ont aidé à préserver l'acidité du millésime 2026. © J-C. Gutner
« Des équilibres rares mais pas inédits », nuance Sébastien Debuisson, directeur des services techniques, qui a noté des caractéristiques similaires enregistrées en 1959… mis à part que les vendanges avaient alors débuté au 10 septembre. Soit un mois plus tard qu’en 2026.

Une mobilisation de la réserve

En juillet, le Comité Champagne avait fixé le rendement commercialisable à 8 800 kg/ha. Un chiffre qui pourrait être atteint « au niveau macroéconomique, grâce aux vins mis en réserve », présage David Chatillon, coprésident du Comité Champagne. La situation est plus difficile pour les vignerons qui n’ont plus de réserve, notamment dans la côte des Bar. « Nous ne demandons pas d’argent aux pouvoirs publics, mais le droit de déployer de nouveaux outils pour les accompagner », soutient Maxime Toubart.

Une année qui pousse à se remettre en question et réfléchir pour préserver le modèle champenois, a-t-il évoqué. Sur le plan technique, le Comité Champagne affecte la moitié de ses 27 M€ de budget à la R & D, avec notamment des travaux en cours sur les porte-greffes comme le 333EM. Sur le plan économique, les responsables misent sur la prochaine Champagne week (du 19 au 25 octobre à Paris) pour relancer « l’envie de champagne » en France.

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