Aller au contenu principal

Un test simple pour optimiser la pulvérisation

La chambre d’agriculture de la Gironde propose une méthode simple, rapide et peu coûteuse pour vérifier le bon réglage du pulvérisateur. La clé pour une modulation de dose réussie.

Les zones blanches sur le panneau indiquent un mauvais croisement de buses, dû à des portes-buses mal orientés.
© CA 33

" Lorsque l’OAD Optidose a été lancé, il a toujours été précisé que le prérequis pour prendre le risque d’ajuster de façon efficace les doses au développement végétatif et à la pression des maladies est de s’assurer, avant de démarrer le traitement, que le pulvérisateur soit bien réglé, explique Jean Baptiste Meyrignac, de la chambre d’agriculture de Gironde. Cette vérification, qui peut générer jusqu’à 30 % d’économie de produit, n’a par ailleurs rien à voir avec le contrôle du pulvérisateur. " D’où le test simple proposé par la chambre d’agriculture. En pratique, le viticulteur doit d’abord effectuer le réglage de son appareil. Puis il installe dans sa vigne une ou plusieurs planches de rive en plastique PVC de 3 mètres de haut sur 15 centimètres de large. En saison, lorsque les feuilles sont déployées, il agrafe aussi sur le dessus et le dessous de plusieurs feuilles des petits carrés de papier blanc. Reste à réaliser un passage de pulvérisateur dans la vigne avec un mélange d’eau et de colorant. Après quoi, il effectue une lecture directe des impacts laissés par le mélange coloré sur la rive et les carrés de papier.

Les zones blanches trahissent des parties non traitées

La chambre d’agriculture dispose d’un nuancier qui permet au vigneron d’interpréter ces impacts de gouttes en fonction de leur nombre, leur taille, leur concentration et leur qualité. Ainsi, si des zones sont non traitées, trahissant un mauvais croisement des buses, on observe sur la rive une bande blanche non impactée par le mélange coloré. De même, des gouttes grossières indiquent un problème de pression ou de mauvais choix de buse. Des gouttes hétérogènes signalent quant à elles des pertes de charge. " Dans 80 % des cas, témoigne Jean-Baptiste Meyrignac, les viticulteurs se rendent compte qu’ils doivent nettoyer à nouveau les buses et très souvent rajouter des filtres. Ce test est donc un dispositif très pédagogique mais surtout peu coûteux et facile à mettre en œuvre. Quand les viticulteurs traitent trois rangs à la fois, on les incite encore plus fortement à réaliser ce test plusieurs fois sur une campagne, car on constate assez souvent que le troisième rang est mal traité. À ce stade, il ne s’agit plus tant de faire des économies de produits mais bien d’assurer une bonne efficacité du traitement. " En prolongement, des fiches de réglages complets par type de pulvérisateur sont en cours de rédaction. L’idée étant d’assurer en amont un bon réglage puis de le valider par ce test rapide à la vigne.

Les plus lus

Après la sécheresse, soigner la mise en réserve des vignes

Les vignes ont été mises à rude épreuve cet été. Pour ne pas subir les effets pendant plusieurs années, tout doit être mis en…

<em class="placeholder">Bricolage châssis intercep et tondeuse</em>
Astuce de vigneron bordelais : « J’ai réalisé un combiné d’entretien du sol pour environ 2 000 euros »

Frédéric Lahaye, viticulteur girondin, a jumelé des lames interceps et une tondeuse interrang. Voici comment réaliser le même…

Dans l’Hérault : « Tout ce qui améliore les dix premiers centimètres de sol en vigne est bon à prendre »

Dans l’Hérault, Dominique Sarda relève le défi de maintenir ses rendements tout en transitant vers un système plus autonome et…

<em class="placeholder">Enjambeur Bobard 1096 Stage V au Sitevi 2025.</em>
Bobard - Une nouvelle génération d'enjambeurs 1096

Le leader des tracteurs enjambeurs réactualise son fer de lance.

Dans le Var : « Mon but est d'avoir une vigne robuste qui produit 15 à 20 hl/ha presque sans intervention »

Avoir un système assez robuste pour être capable de produire quoi qu’il arrive, avec des coûts de production réduits de façon…

Vinifications 2026 : les réponses des experts à 7 questions clés

Azote, acidification, bioprotection... : des œnologues répondent aux questions concrètes rencontrées au chai.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Vigne
Consultez les revues Réussir Vigne au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters des filières viticole et vinicole