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« L’achat de l’outil d’analyse oenologique en Cuma sera rentabilisé en deux ans »

Gagner en réactivité, c’est ce qui a conduit huit domaines du Beaujolais à fonder la Cuma de la Bécasse afin d’acheter un outil d’analyse des moûts et des vins. Les explications d’Angela Quiblier, secrétaire de la Cuma.

L'outil d'analyses œnologiques acheté en commun par la Cuma de la Bécasse est accessible à tous les adhérents, à tout moment.
© Cuma de la Bécasse

« Au départ, nous sommes un groupe de copains installés proches les uns des autres et tous en agriculture biologique. Nous vinifions sans intrants œnologiques, ce qui nécessite une forte réactivité. En 2022, année compliquée où il a fallu faire beaucoup d’analyses, on s’est rendu compte qu’avec les délais en laboratoire, c’était dangereux. Nous avons eu l’idée d’acheter en commun un outil d’analyse Œnofoss. Notre motivation c’était d’avoir accès à des analyses, y compris le samedi et le dimanche et tout au long de l’année. La machine est arrivée pour les vendanges 2023.

«La Cuma nous donne un cadre »

C’est un investissement de 30 000 euros. En deux ans, ce sera rentabilisé. Plutôt que d’être copropriétaires, nous avons fait le choix d’une Cuma. C’est une démarche qui a un coût et des particularités réglementaires mais ça donne un cadre. 

Nous avons un règlement intérieur. Seuls les adhérents de la Cuma utilisent l’outil. Il y a un agrément, une assurance spéciale, la comptabilité doit être assurée par quelqu’un qui est au fait des spécificités. Le coût initial est de 2 000 euros puis chaque année, des frais de 300 euros par an.

Un nombre d'adhérents adapté au matériel

L’effectif de huit adhérents nous convient bien. On pourrait l’augmenter mais la machine est fragile et même si les analyses se font en 2 minutes, on en a besoin aux mêmes périodes. C’est également important de vinifier dans le même esprit. Ça a un impact sur le calibrage de la machine : on peut se référer à notre courbe, en plus de celle, générale, issue de vinifications sur toute la France, en majorité avec des intrants.

La machine est installée chez l’un d’entre nous, chacun possède le code d’accès. On est tous formés pour l’utiliser. Dans le fichier des analyses, un code permet de suivre qui a fait quoi. Pour la répartition, la première année, nous sommes partis sur une base de 150 analyses par adhérent. On se laisse le temps de voir si on fait évoluer la facturation, par exemple en fonction des hectolitres produits.

Pour les prochaines vendanges, on aimerait bien prendre un stagiaire qui ferait la tournée pour récupérer les échantillons et réaliserait les analyses. La Cuma nous permet de mettre ce genre de projet en œuvre. »

 

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