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« Grâce aux capteurs embarqués nous avons pu circonscrire les zones contaminées par le mildiou »

Antony Appollot, directeur délégué général de Sarments Vignobles, en Gironde, témoigne de son utilisation des outils de détection précoce des maladies. Il gagne en efficacité dans la lutte.

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Antony Appollot, directeur délégué général de Sarments Vignobles, en Gironde.
© chateau-saintpey.com

« Nous sommes équipés de la solution Chouette sur notre domaine du Château de Saint-Pey, à Saint-Émilion, et avons monté des capteurs sur deux tracteurs. Nous utilisons cette technologie sur les 26 hectares de la propriété, et ces deux dernières années – très compliquées d’un point de vue phytosanitaire – ont montré que ces outils sont pleinement fonctionnels. Ils me permettent de connaître la fréquence et l’intensité d’attaque sur les parcelles.

Nous avons couplé cette solution avec l’emploi d’un pulvérisateur intelligent, un Lipco à panneaux récupérateurs équipé d’un DPAE et d’un système Isobus pour moduler la dose en fonction de la cartographie des symptômes. L’an dernier nous avons commencé à traiter à l’apparition des premières taches, à 70 % de la dose, sauf sur les zones infectées, qui ont reçu une dose à 100 %. Ainsi nous avons observé que les zones contaminées sont restées circonscrites. J’ai calculé 10 % d’économie de produits sur la campagne, tout en faisant les 46 hl par hectares attendus.

En 2023 nous avons pu supprimer l’un des derniers traitements, que nous avons toutefois maintenu sur les parcelles les plus symptomatiques. À l’arrivée, cela représentait une économie de produits phytosanitaires de 28 %, sans incidence sur la récolte. Comme nous essayons de travailler le plus possible avec du cuivre, du soufre et des biocontrôles, cet outil est une aide précieuse. Ce que j’apprécie également, c’est le fait que chaque vigneron puisse placer son curseur de tolérance au mildiou. L’outil propose, mais c’est toujours l’humain qui dispose avec sa propre expertise. Ce qui permet de marier technologie et empirisme. Selon moi, l’investissement est facilement rentabilisable, d’autant plus qu’il nous a permis une réelle économie au printemps. »

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