[Vidéo] Le nouveau virus « Shamonda Europe » détecté chez les bovins : ce que l’on sait jusqu’ici
Que sait-on du virus « Shamonda Europe » détecté chez les bovins ? Réussir.fr fait le point avec Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) et directeur du laboratoire à l’origine de l’identification de ce nouvel agent infectieux.
Que sait-on du virus « Shamonda Europe » détecté chez les bovins ? Réussir.fr fait le point avec Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT) et directeur du laboratoire à l’origine de l’identification de ce nouvel agent infectieux.
« Je pense que la gravité de cette épizootie est modérée. On n'est pas sur un scénario catastrophe », soutient Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT), à propos du nouveau virus « Shamonda Europe » qui touche les bovins sur le territoire. Le scientifique, aussi directeur d’un laboratoire Inrae-ENVT à l’origine de l’identification de ce nouvel agent infectieux, indique que la première phase d’infection est bégnine : les symptômes observés chez les bovins sont de la fièvre, une baisse de production, et de la diarrhée.
« On ne sait pas dans quelle mesure il va y avoir un impact autour de la mise bas avec des malformations chez les veaux nouveau-nés »
Mais Jean-Luc Guérin appelle surtout à surveiller la deuxième phase, qui apparaît 3 à 4 semaines après l’infection, où on observe des avortements chez les bovins : « C'est cette deuxième atteinte qui est la plus sérieuse et qui a potentiellement l'impact le plus important », affirme le scientifique. « Ce que l'on ne sait pas aujourd'hui, c'est dans quelle mesure il va y avoir également un impact autour de la mise bas avec des malformations chez les veaux nouveau-nés, comme c'était le cas pour le Schmallenberg », complète-t-il.
Le professeur recommande aussi de surveiller les petits ruminants, qui avaient été touchés par le virus de Schmallenberg, un virus cousin de « Shamonda Europe ». Avec cette rapide identification du virus, le scientifique se félicite que des kits commerciaux de diagnostics ont pu être déployés sur le territoire. Un vaccin pourrait aussi être développé. « Il y aura un travail d'évaluation de la pertinence d'une stratégie vaccinale face à cette émergence. […] Sachant que la fabrication d'un vaccin, ça prend au moins 6 mois minimum, ça c'est incompressible », souligne Jean-Luc Guérin
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