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[VIDEO] la Ferme digitale : " la crise sanitaire n'a pas affecté les investissements dans nos start-ups"

5 ans après la création de l’association, la ferme digitale renouvelle ses ambitions et présente sa nouvelle équipe. Le fondateur de la start-up Weenat, Jérôme Le Roy devient ainsi le nouveau président, remplaçant Paolin Pascot et Florian Breton. L’association ambitionne de promouvoir l’innovation et le numérique pour une agriculture plus performante économiquement pour l’agriculteur ainsi que sur le plan environnemental.

La Ferme digitale compte désormais 51 membres dont 37 start-ups. Certaines d’entre elles sont déjà promises à un avenir radieux comme Ynsect ayant levé près de 372 M$ en octobre dernier. Plus qu’un changement de présidence, l’association est dorénavant structurée en 6 pôles afin de mieux répondre aux attentes des start-ups dans cette période de crise sanitaire. Pour l’occasion, Jérôme Le Roy a répondu à nos questions sur ces nombreux changements.

De la création de la ferme digitale à aujourd’hui, comment les besoins start-ups adhérentes ont-ils évolué ? 

« On était 5 entreprises au départ, avec un maximum de 35 employés. Aujourd’hui, les entreprises vont plutôt de 5 salariés à plus de 200 salariés. Donc effectivement, le niveau de maturité a grandi pour certaines start-ups. Leurs besoins sont d’abord d’échanger, au départ sur de la communication, puis maintenant sur les ventes, les problématiques juridiques, et c’est une des raisons pour lesquelles on crée des clubs d’échanges sur ces thématiques. »

Quel effet la crise sanitaire a eu sur l’activité de la ferme digitale ?

« L’agriculture ayant continué de fonctionner, une partie de nos adhérents ont vu leur activité progresser assez fortement. Notamment des activités de circuit-court mais aussi de soutien aux agriculteurs ou d’achat sur internet par les agriculteurs. Au contraire, des sociétés travaillant avec la restauration ou l’hôtellerie ont eu une activité un peu plus en retrait. Mais on constate néanmoins une très bonne résilience de nos membres durant la crise. »

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Qui sont les nouveaux entrants et pourquoi adhèrent-ils ?

« Les nouveaux membres représentent quasiment tous les secteurs de l’activité agri/agro. On a des plateformes de circuit-court, de traitement de données et d’échanges de savoir-faire agricole. Leurs attentes sont de rejoindre la dynamique, de profiter de notre communication, de la visibilité mais aussi de la maturité de certains membres qui se sont développés au sein de l’association. Cela va permettre de continuer à créer cette génération d’entreprises matures. »

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Pourquoi avoir choisi cette nouvelle structuration par pôle de l’association ?

« Vu l’augmentation significative du nombre de membres dans l’association, il était nécessaire pour nous de structurer nos démarches autour de pôle. Chacun des 6 pôles pourra déployer sa stratégie avec un budget propre et ainsi accompagner les agriculteurs, les "start-uppeurs" et aider l’écosystème agricole à mûrir sur sa stratégie numérique. »

Certaines des start-ups de l’association ont aujourd’hui beaucoup d’ancienneté et se développent énormément. Est-ce que toutes les start-ups de l’association sont encore des start-ups ?

« Être une start-up a toujours été un critère de sélection : il fallait avoir moins de 8 ans d’existence pour intégrer l’association. A ce titre, toutes les sociétés qui ont moins de 8 ans, ce qui est le cas de la majorité de nos membres, sont encore considérées comme start-ups. Quand elles évolueront, elles passeront dans une catégorie « Scale up » et vont ainsi être accompagnées d’une autre manière tout en continuant de soutenir les plus jeunes entreprises. »

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Que vont pouvoir apporter vos nouveaux partenaires tels que Business France et SalesForce à la ferme digitale ?

« SalesForce a pour objectif de soutenir la digitalisation du secteur agricole et veut se rapprocher des start-ups pour les faire communiquer avec les grands groupes et ainsi faciliter l’utilisation de nos outils. Business France nous aide à construire un club international, avec une vingtaine de start-up qui se réunissent chaque mois pour échanger sur leurs problématiques de croissance internationale. C’est un enjeu important des sociétés françaises car même si le marché agricole français est important, chacune des sociétés de la ferme digitale veut se développer à l’international puisque la France a une reconnaissance assez forte de ses capacités à développer des solutions technologiques au service de l’agriculture. »

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On sent une certaine frilosité des investisseurs avec la crise sanitaire, avez-vous des inquiétudes pour les start-ups et comment se passent les levées de fond actuellement ?

« On aurait pu imaginer que le secteur de l’investissement soit frileux pendant cette période. Malgré tout, les secteurs agricole et agroalimentaire ont particulièrement été mis sur le devant de la scène en 2020 et encore en 2021. Certaines de nos start-ups ont été très favorisées et effectivement cela n’a posé aucun problème pour leur levée de fonds. On a quand même la chance d’être un secteur plutôt résilient par rapport à d’autres comme l’hôtellerie ou la restauration. Actuellement, on a 8 entreprises qui cherchent des fonds, pour certaines en seed ou en série A, pour d’autres en série B. Jusqu’à présent, le contexte est plutôt favorable à partir du moment où le niveau de maturité de l’offre a déjà trouvé sa première clientèle. »

L’an dernier, vous aviez lancé un nouveau moyen d’information, celui du podcast audio « futureAgri », est-ce que l’on peut s’attendre à découvrir de nouveaux formats cette année ?

« En 2020, on a démarré les LFDays Live, une série de plus de 10 conférences live. On a lancé le podcast dans sa première version et un podcast nouvelle génération est en cours de préparation. Ce n’est pas forcément un nouveau format mais c’est dans la continuité. De même pour le LFDays Live, on relance une série de 10 conférences mensuelle sur la thématique de l’innovation dans l’agriculture. Et puis enfin, on espère pouvoir réorganiser les LFDays en réel en fin d’année. »

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