Vers un « certificat sanitaire unique » pour tous les grands salons d’élevage ?
Après des éditions perturbées par les maladies animales, à l’initiative de Races de France, le Salon de l’agriculture, le Space et le Sommet de l’élevage ont envoyé un courrier à la ministre de l’Agriculture pour l’informer qu’ils « se concertaient et travaillaient ensemble » sur le volet sanitaire.
Après des éditions perturbées par les maladies animales, à l’initiative de Races de France, le Salon de l’agriculture, le Space et le Sommet de l’élevage ont envoyé un courrier à la ministre de l’Agriculture pour l’informer qu’ils « se concertaient et travaillaient ensemble » sur le volet sanitaire.
« A la sortie du salon international de l’agriculture 2026, force est de constater que la saison 2025-2026 des grands évènements de rassemblement de l’élevage français que sont le SIA, le Sommet de l’élevage et le Space, restera dans l’histoire comme une saison de turbulences inédites. Il n’est plus possible de revivre ces situations et de mettre en péril ainsi tous nos rassemblements de ruminants ». Ainsi débute un courrier cosigné par les présidents du salon de l’agriculture, du Space, du Sommet de l’élevage, de Races de France et de GDS France adressé le 13 mars à la ministre de l’Agriculture.
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Une démarche soutenue par les associations animales spécialisées de la FNSEA
Comme l’explique Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca (société propriétaire du salon de l’Agriculture), dans un post publié le 28 avril sur LinkedIn qui révèle ce courrier, son objectif est d’expliquer que les trois grands organisateurs de salons se concertent et travaillent ensemble pour trouver « les solutions pour continuer à montrer à nos visiteurs professionnels ou grand public, la diversité de l’élevage français, de toutes les productions et de toutes les régions ». Soutenus par les associations animales spécialisées de la FNSEA (bovins, viande, bovins lait, ovins et caprins), les cosignataires demandent aussi un soutien de la ministre Annie Genevard à leur initiative.
Dans le courrier que Reussir.fr s’est procuré, les présidents des trois salons, appuyés par Races de France et GDS France, expliquent travailler « à un certificat sanitaire unique, dans le respect de la réglementation et dans l’objectif de redonner vie à [nos] rassemblements ».
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Une « surtransposition » de la réglementation qui a pénalisé des salons
« La surtransposition du monde de l’élevage pour obtenir l’accès à ces évènements a fortement ébranlé la capacité des éleveurs à participer et ses organisations de salons à les accueillir », reconnaissent les cosignataires du courrier. « Par exemple pour la FCO 3 et la FCO 8 qui sont endémiques, pourquoi demander une vaccination obligatoire par un vétérinaire ? La vaccination est le meilleur rempart pour protéger son élevage et les éleveurs qui veulent venir à des salons ont les moyens de protéger eux-mêmes leurs troupeaux, ils peuvent aussi le faire par eux-mêmes, ou alors ils assument le risque », explique Laurent Griffon, directeur de Races de France, qui souligne que certaines règles imposées durant les derniers salons ont été ajoutées par les éleveurs et ont empêchés beaucoup d’entre eux de s’y rendre, notamment en plein épisode de FCO.
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Un certificat sanitaire unique, en bonne voie, qui sera mis à disposition des OS
Ce « certificat sanitaire unique », en bonne voie, sera mis à disposition des organismes de sélection pour leur concours et pourrait être repris par d’autres évènements, afin de définir en parallèle du cadre réglementaire « des règles préalables pour maintenir autant que se faire se peut les rassemblements », précise de son côté le président de GDS France, Christophe Moulin, à nos confrères d’Agra Presse en évitant « de faire courir des risques aux exposants et aux acheteurs d’animaux ».
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