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Enquête
Techniques et technologies innovantes, intelligence artificielle : quelles sont les attentes des agriculteurs ?

L’enquête de l’Observatoire de l’innovation agricole que vient de publier la Ferme digitale met en lumière les pratiques et les attentes des agriculteurs sur le plan des techniques innovantes et de l’intelligence artificielle.

drone au dessus d'un vignoble
Selon l'enquête, la moitié des agriculteurs aiment tester des approches nouvelles ou innovantes.
© Clara de Nadaillac

Plus d'un agriculteur sur deux affirme avoir une affinité pour tester des approches nouvelles ou innovantes. Tel est le résultat de l’Observatoire de l’innovation agricole initié par la Ferme digitale, 1004 agriculteurs (310 en cultures spécialisées, 258 en grandes cultures, 436 éleveurs) issus des quatre coins de la France ont été interrogés entre le 20 mai et le 10 juin dernier. I

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52% des agriculteurs aiment tester des approches nouvelles ou innovantes

Ainsi, alors que 45 % des agriculteurs expliquent que dans leurs choix stratégiques, ils préfèrent reconduire des pratiques et des techniques qui ont déjà fait leurs preuves dans leur exploitation, 52 % aiment tester des approches nouvelles ou innovantes, même si cela implique un certain niveau d’incertitude ou de risque. Ils sont même 60 % à penser de cette façon en cultures spécialisées, contre 58 % en grandes cultures et 45 % parmi les éleveurs. Les agriculteurs ayant une formation d’ingénieur sont les plus enclins (62 %) devant ceux dont les parents ne sont pas agriculteurs (61 %), les moins de 35 ans (60 %) et ceux qui sont en phase d’installation (59 %).

 

Des agriculteurs en faveur des outils numériques et des technologies digitales

Quant à leur opinion sur les pratiques innovantes, 77 % pensent que les outils numériques et les technologies digitales représentent une opportunité d’amélioration de la performance de leur exploitation. Cette part passe à 91 % pour ceux dont le chiffre d’affaires dépasse 500 000 euros, 85 % pour les agriculteurs ayant une SAU supérieure à 200 ha et à 83 % pour les moins de 35 ans et aussi 83 % pour les ingénieurs. Autre enseignement de l’enquête : pour 72 % des sondés, l’avenir de la protection des cultures passera par une utilisation de plus en plus forte des biosolutions, des biostimulants et des produits de biocontrôle.

Lire aussi : Agriculture et durabilité : comment contourner les obstacles à l’application des avancées scientifiques ?

La robotique pour améliorer la rentabilité des exploitations

Par ailleurs 53 % des agriculteurs estiment que l’utilisation de la robotique pour les cultures et une levier important d’amélioration de la rentabilité des exploitations. Cette proportion passe à 68 % pour ceux dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 000 euros, à 62 % pour les agriculteurs ayant une SAU supérieure à 200 ha, à 59 % pour les ingénieurs. Pour 61 % des sondés, l’utilisation de la robotique en élevage est un levier important d’amélioration de la rentabilité des exploitation.

 

 

L’intelligence artificielle pour optimiser les charges

Il est à noter que 44 % des agriculteurs se disent enthousiastes à l’idée d’utiliser l’intelligence artificielle (IA) dans leur exploitation, une part qui monte à 61 % pour ceux dont le chiffre d’affaires est supérieur à 500 000 euros, 60 % pour les ingénieurs et 52 % pour ceux ayant une SAU supérieure à 200 ha. Pour 45 % des sondés, l’IA peut avoir des effets bénéfiques sur l’optimisation des charges, la gestion administrative et la conduite technique de l’exploitation.

A relire : L’IA au service des agriculteurs : où en est-on en 2025 ?

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Le coût, principal frein à la mise en place de techniques innovantes

Toutefois, le coût et l’investissement nécessaire sont les principaux freins déclarés par les agriculteurs à la mise en place de pratiques innovantes. Les contraintes administratives et l’incertitude des résultats sont aussi citées de manière significative. Par ailleurs, 68 % jugent essentiel d’être accompagnés lors du test de nouvelles pratiques et technologies. Cette part monte à 75 % pour ceux qui sont en phase d’installation.

 

A la recherche de rentabilité

La recherche de rentabilité (41%) est le principal levier d’adoption d’une pratique innovante suivie par la recherche de productivité, un gain de temps, et un confort de travail. Les partenaires estimés légitimes par les sondés sont leurs collègues agriculteurs (26 %), les instituts techniques (24 %) et les conseillers indépendants (20 %).

 

 

60 % des agriculteurs prêts à payer pour bénéficier d’une innovation technique ou technologique

Au total, 60 % des agriculteurs se disent prêts à payer pour bénéficier d’une innovation technique ou technologique (66 % en grandes cultures, 60 % en cultures spécialisées et 57 % des éleveurs). Cette part monte à 79 % pour les sondés ayant un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 euros, 77 % pour les ingénieurs, 70 % ceux pour dont la SAU est supérieure à 200 ha et 68 % pour  les moins de 35 ans. Autre fait à souligner : 56 % des sondés prévoient un budget dédié à l’innovation et à la mise en place de nouvelles pratiques (60% en grandes cultures, 55 % chez les éleveurs et 53 % en cultures spécialisées. Cette part monte à 71 % pour les ingénieurs, 68 % pour les sondés ayant un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 euros, 64 % pour ceux dont la SAU est supérieure à 200 ha et 64 % pour les moins de 35 ans.

A relire : Rapport critique de la Cour des comptes sur l’innovation en agriculture

Les agriculteurs prêts à partager leurs données pour bénéficier d’une innovation

Il est à noter que 72 % des agriculteurs se disent prêts à partager leurs données avec un partenaire pour bénéficier d’une innovation. Cette part se monte à 77 % en cultures spécialisées, 76 % en grandes cultures et 68 % chez les éleveurs. Elle est même de 85 % pour ceux ayant un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 euros, 81 % pour ceux dont la SAU est supérieure à 200 ha, 81 % pour les agriculteurs en phase d’installation et 78 % pour les moins de 35 ans.

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