Sécheresse : la région Grand Est demande « un plan européen massif de sauvegarde et d’avenir pour l’agriculture »
Le président de la région Grand Est Franck Leroy appelle, le 25 août dans un courrier à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, à mettre en place un « plan européen massif de sauvegarde et d’avenir pour l’agriculture ». L’objectif est notamment d’adapter l’agriculture aux « nouvelles réalités climatiques ».
Le président de la région Grand Est Franck Leroy appelle, le 25 août dans un courrier à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, à mettre en place un « plan européen massif de sauvegarde et d’avenir pour l’agriculture ». L’objectif est notamment d’adapter l’agriculture aux « nouvelles réalités climatiques ».
« Cet été nous rappelle une réalité désormais incontournable : pour notre agriculture, l’imprévu devient la norme. » Dans un courrier du 25 août destiné à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président de la région Grand Est Franck Leroy appelle à mettre en place un « plan européen massif de sauvegarde et d’avenir pour l’agriculture ». L’objectif est d’abord de donner une « réponse d’urgence » aux agriculteurs européens après la « violence » de l’été 2026, soutient le président de région, qui rappelle les premiers chiffres des conséquences de la sécheresse, des incendies et des canicules sur l’agriculture de sa région : baisse de 25 % de la pousse de l’herbe, baisse de 5 à 20 % de la production laitière, pertes « majeures » en fruitières et légumières, ainsi que pour les grandes cultures (-20 % pour le maïs grain, -50 à -60 % pour le fourrage, -9 % pour le colza, -5 % pour l’orge d’hiver, -15 % pour l’orge de printemps, -6 % pour le blé tendre). En réponse, un communiqué de la région Grand Est publié le même jour demande une « mobilisation européenne » pour soutenir les trésoreries, compenser des pertes et éviter les décapitalisations et les faillites.
Lire aussi : Sécheresse et agriculture : « On prévoit plusieurs centaines de millions d’euros » pour l’ISN, annonce Annie Genevard
Adapter les exploitations agricoles au changement climatique en mobilisant la future PAC
Mais le but de ce plan est aussi de construire une stratégie de moyen et long terme, afin d’aider les exploitations agricoles à « s’adapter durablement au changement climatique » et à « retrouver des perspectives économiques », selon le courrier. Franck Leroy évoque une « nouvelle réalité agricole » qui demande de « transformer [les] modèles de production ». Et demande à l’UE « d’investir dans l’eau, la génétique, les équipements et les nouvelles technologies », d’« accompagner les jeunes » ou encore de protéger les productions face aux concurrences déloyales. Pour le président de la région Grand Est, ces changements passeront par une Politique agricole commune (PAC) « renforcée et sanctuarisée » après 2028, ainsi que des « moyens nouveaux ». « Garantir notre souveraineté alimentaire ne relève pas d’une politique sectorielle : c’est un impératif vital pour l’avenir de tout notre continent », soutient-il.
Lire aussi : Sécheresse et aides PAC : les Etats membres peuvent recourir « aux cas de force majeure », rappelle Christophe Hansen