SIA 2026
Santé et sécurité au travail : que prévoit la MSA pour les exploitants et les salariés agricoles ?
La Mutualité sociale agricole (MSA) a présenté, le 25 février au Salon de l’agriculture, son nouveau Plan santé-sécurité au travail (PSST) pour la période 2026-2030. La sécurité sociale agricole souhaite développer la prévention primaire avant l’apparition de symptômes, ainsi qu’une approche « une seule santé ».
La Mutualité sociale agricole (MSA) a présenté, le 25 février au Salon de l’agriculture, son nouveau Plan santé-sécurité au travail (PSST) pour la période 2026-2030. La sécurité sociale agricole souhaite développer la prévention primaire avant l’apparition de symptômes, ainsi qu’une approche « une seule santé ».
Répondre aux nouveaux défis en matière de santé et de sécurité au travail, avec une « approche globale de prévention des risques professionnels ». C’est l’objectif que s’est fixé la Mutualité sociale agricole (MSA) dans son nouveau Plan santé-sécurité au travail (PSST) pour la période 2026-2030, présenté le 25 février au Salon de l’agriculture à Paris. La MSA souhaite en particulier mieux prendre en compte les enjeux climatiques, environnementaux, de relève des générations, ou encore d’agrandissement des exploitations, dans l’accompagnement de ses assurés. Car ces nouveaux défis multiplient les risques physiques ou psychosociaux des salariés et exploitants, justifie la MSA. La sécurité sociale agricole cite par exemple « l’intensification du travail », « l’intégration de nouvelles technologies », ou encore « la gestion des aléas climatiques ».
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Vers une approche « une seule santé » en prévention des risques professionnels des exploitants et salariés agricoles ?
L’une des quatre orientations transverses du PSST 2026-2030 est l’approche « une seule santé » ou « One Health ». Aussi intégrée à la stratégie institutionnelle de la MSA, cette vision tend à mieux prendre en compte les liens entre santé humaine, animale et environnementale, ici pour la prévention des risques professionnels. Cela peut se traduire par : l’anticipation de risques aggravés par réchauffement climatique ou par la dégradation des écosystèmes, une santé au travail pensée avec la question de l’exposome (totalité des expositions à des facteurs environnementaux), ou encore les nouvelles démarches de bien-être animal. La MSA dit utiliser cette approche « une seule santé » pour mieux coordonner ses actions en interne, et pour renforcer la « transversalité » dans son modèle de guichet unique.
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La deuxième orientation prise par la sécurité sociale agricole pour la santé sécurité au travail est la question de la prévention primaire. Cette prévention correspond à l’ensemble des actions visant à supprimer ou réduire les sources d’expositions aux dangers. La MSA cite notamment le renforcement des démarches d’évaluation des risques professionnels (équipements, organisations, lieux de travail), le développement de normes et de spécifications techniques, ou encore la création de dispositifs de formation. Le PSST prévoit aussi de développer une relation de service personnalisée en santé sécurité au travail, avec un « catalogue de prestations à la carte ». Et une quatrième orientation vise à mettre en place une « stratégie d’influence en SST » pour mieux promouvoir les actions de prévention.
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Deux axes pour la mise en place du plan santé-sécurité au travail
La mise en place du plan santé-sécurité au travail se fera via deux axes. Un premier vise à améliorer les conditions de travail en faveur de la santé des travailleurs : réduction des expositions aux agents chimiques dangereux, prévention des principaux accidents du travail graves et mortels (ATGM), les problématiques des troubles musculosquelettiques (TMS) et des troubles psychosociaux (TPS). Le second axe cible les transformations et transitions de l’agriculture, dans une « approche de bien-être au travail ». La MSA intègre ici l’impact des nouvelles technologies sur le travail, le contexte de transition agroécologique, le salariat et le défi de renouvellement des générations.
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