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Robot de traite : « Nous faisons tout pour minimiser le stress des primipares, en Ille-et-Vilaine »

Au Gaec du grand Fleuré, en Ille-et-Vilaine, les associés habituent une quarantaine de génisses au robot de traite en cumulant une somme de petits détails. Cela porte ses fruits. Leur intégration est pensée pour minimiser leur stress.

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Aymeric et Eric Gérard conduisent les génisses au robot deux fois par jour pendant une semaine au début de leur lactation.

Quatre semaines avant le vêlage, les génisses de l'exploitation rejoignent le lot des vaches en préparation vêlage dans la stabulation. « Cela leur permet  de s’habituer à l’ambiance, au bruit des robots », estime Eric Gérard, l’un des trois associés.

Au vêlage, génisses et vaches restent 24 heures avec leur veau. Puis, elles rejoignent le « petit circuit ». « Nous avons isolé du restant de la stabulation 12 logettes avec un accès au robot. Ca permet aux génisses de s’habituer aux logettes sans être bousculées, présente l’éleveur. Elles ont aussi un accès facile à l’alimentation et à l’abreuvement, ce qui limite le stress de la compétition ».

Au transfert, la génisse est passée une première fois au robot. Les génisses, qui sont pesées pendant leur croissance, sont plutôt calmes. « Elles se laissent facilement emmener dans le robot, apprécie Eric Gérard. Elles ne semblent pas affolées d’être entourées de tubulures parce que ça ressemble à une cage de pesée ».

Les éleveurs les amènent au robot deux fois par jour pendant une semaine, qui est la durée moyenne d’apprentissage. « Nous vérifions si la génisse passe seule. Alors, elle rejoindra le restant du troupeau. Une fois qu’elle passe trois fois par jour, on voit que la lactation décolle », apprécie Eric Gérard.

Depuis trois ans qu’ils sont passés en traite robotisée, les associés n’ont eu de réelles difficultés qu’avec deux primipares. « Dès qu’on les mettait avec le restant du troupeau, elles n’allaient plus d'elles-mêmes au robot. Nous avons préféré les laisser dans le petit circuit pendant toute leur lactation », se rappelle Eric Gérard.

S’il est plus long d’apprendre l’autonomie pour aller au robot que d’avoir à gérer un premier passage en salle de traite, l’éleveur remarque que « cela semble moins stressant pour les génisses. Au robot, elles donnent facilement leur lait et ne tapent pas ».

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