Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

MESSAGE ABONNES IMPORTANT

Afin d'être sûr de recevoir nos futures publications quelle que soit l’évolution de la situation sanitaire, activez votre compte numérique au plus vite en complétant vos informations.

J’active mon compte numérique

La FAF mécanique concilie débit et simplicité

À Priziac dans le Morbihan, Laurent Cospérec a investi dans une fabrique d’aliment à transfert mécanique qui lui permet de fabriquer en toute simplicité tous les aliments de son futur élevage de 730 truies naisseur-engraisseur.

Éleveur à Priziac dans le Morbihan, Laurent Cospérec accompagne l’accroissement de son élevage d’une nouvelle fabrique d’aliment à transfert mécanique dimensionnée pour produire les 6 500 tonnes d’aliment nécessaires à son projet de 730 truies naisseur-engraisseur. "Grâce aux économies d’échelle permises par la taille de mon futur atelier, je pourrai rentabiliser rapidement une nouvelle FAF avec laquelle je vais fabriquer tous mes aliments, depuis le starter pour les porcelets jusqu’à la superfinition en engraissement." Pour un tonnage aussi important, le débit de fabrication d’une fabrique pneumatique s’avérait insuffisant. Sa FAF à transfert mécanique lui permettra de fabriquer 25 tonnes d’aliment par jour, cinq jours par semaine, treize heures par jour. "L’objectif est d’avoir un stock d’aliments finis de trois jours en permanence pour passer les week-ends sans avoir à fabriquer et gérer sereinement les éventuelles pannes qui pourraient se produire sur la ligne de fabrication." Le stockage des matières premières a été dimensionné pour couvrir l’ensemble des besoins en céréales d’une année entière. Les trois silos couloirs de 2 000 tonnes de maïs humide existants vont être complétés par un silo tour de 1 500 m3 et quatre cellules extérieures de 600 tonnes chacune pour le blé et l’orge. L’éleveur peut aussi utiliser trois tourteaux (soja, colza et tournesol) ainsi que de la pulpe de betterave, ces quatre produits étant stockés dans des boisseaux de 85 m3. Les COV sont stockés dans cinq boisseaux en acier (deux pour l’engraissement, deux pour les truies et un pour le porcelet deuxième âge). Un noyau utilisé en complément de blé et d’orge pour constituer les aliments starter et premier âge est stocké dans un silo polyester extérieur alimenté par un camion à vis. Le broyage des matières premières est assuré par deux broyeurs gravitaires pour obtenir deux granulométries sans avoir à changer de grille (4 mm pour les aliments porcelets et les complémentaires charcutiers ajoutés au maïs, 5 mm pour les aliments truies). Les aliments et les complémentaires maïs sont constitués dans une mélangeuse de 1 500 kg (3 000 litres), puis envoyés dans un boisseau dans l’attente d’un transfert pneumatique vers les silos de l’élevage.

Une FAF pilotable depuis un smartphone

L’ensemble de la fabrique est géré par le logiciel Examat d’Asserva. "Depuis n’importe quelle interface extérieure à l’élevage, smartphone, tablette ou PC, je peux surveiller et gérer toutes les opérations", apprécie Laurent Cospérec. Asserva propose aussi un logiciel de gestion des matières premières, conçu avant tout pour simplifier les commandes, et donc limiter les risques d’erreur. Par exemple, pour transférer une matière première, il suffit de glisser la flèche de la souris sur le synoptique du dessin symbolisant la fosse de réception vers celui qui représente la cellule. Quand la fosse est vide, un capteur laser placé dans la fosse informe l’automate qui coupe alors les moteurs des vis et de l’élévateur, ce qui rend inutile la présence de l’éleveur.

Au total, la fabrique d’aliment de la SCEA de Lichouet a coûté 700 000 euros, hors les deux silos couloirs à maïs et le silo tour. Sur cette base, Laurent Cospérec a calculé un coût de fabrication de 13,80 €/tonne d’aliment, en tenant compte de l’amortissement du matériel et des frais de fonctionnement (électricité, maintenance, assurance, dépannage, main-d’œuvre). Un coût très bas atteint grâce à l’importance du tonnage d’aliment fabriqué. "Aujourd’hui, et même si l’élevage n’a pas de lien au sol, la FAF constitue un levier important pour diminuer son coût de production", conclut-il.

 

En chiffres

La SCEA de Lichouet et sa FAF

730 truies naisseur-engraisseur, 6 UTH (projet 2017)
Stockage :
2 000 tonnes de maïs en silos couloir, 1 150 tonnes en silo tour (projet 2017), 1 200 tonnes de blé, 1 200 tonnes d’orge en cellules extérieures, 4 boisseaux de 60 tonnes pour les tourteaux et la pulpe de betterave, 5 silos pour les COV.
1 présoupe 25 m3 pour le maïs humide
1 fosse de réception 80 tonnes
1 ensemble 2 broyeurs + mélangeuse 1 500 kg sur pesons
Transfert des matières premières par vis
Transfert des aliments finis par voie pneumatique
 
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

« A Shangaï, la vie reprend son cours habituel », témoigne Martial Sardin, responsable du bureau chinois de l'Institut français du porc
Face à l’épidémie mondiale de coronavirus, l'espoir vient de Chine. Martial Sardin, responsable du bureau chinois de l’institut…
Jan Peter Van Ferneij, Ifip-Institut du porc © D. Poilvet
Le Covid-19 pourrait accélérer la démondialisation

Après des années d’intensification du commerce international, la mondialisation est entrée dans le…

Répartition des abattages de porcs en Bretagne par groupe en 2019 © Chambre d'agriculture de ...
La concentration des abattages de porcs bretons se poursuit
Selon les données Uniporc Ouest analysées par la Chambre d’agriculture de Bretagne, la part de Cooperl dans les abattages de la…
Christophe Battas (à droite), et Jean-Charles Cantin, éleveur à Maroué. « L'identification RFID des porcelets permet de gérer un historique de traitement par animal, en totale conformité avec la réglementation. » © D. Poilvet
Cooperl veut élaborer une carte Vitale électronique pour chaque porc
Avec l’utilisation des boucles RFID pour identifier chaque animal, Cooperl a pour ambition de mettre en place un véritable carnet…
[Coronavirus] L’appli de téléconsultation vétérinaire Linkyvet gratuite pendant un mois
Pendant la crise du Covid-19, la solution française de téléconsultation vétérinaire Lynkyvet met à disposition gratuitement la…
Covid-19 : organiser le travail en élevage de porcs en période d’épidémie
Même en période d’épidémie, l’activité d’élevage doit se poursuivre. L’organisation du travail doit toutefois être adaptée pour…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8,50€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)