Aller au contenu principal

De l’haché d’agneau pour coller aux attentes des consommateurs

La viande hachée d'agneau pourrait bien voir le jour sur le marché français grâce au projet Pivo, porté par la chambre d'agriculture Auvergne Rhône-Alpes, l'Institut de l’Élevage, l'Inrae et la Sicaba.
La viande hachée d'agneau pourrait bien voir le jour sur le marché français grâce au projet Pivo, porté par la chambre d'agriculture Auvergne Rhône-Alpes, l'Institut de l’Élevage, l'Inrae et la Sicaba.
© Pixabay

Le sujet n’est pas nouveau pour la filière, pourtant le développement de la viande hachée d’agneau sur le marché français est peut-être pour demain. Le projet PIVO, porté par la chambre régionale d’agriculture Auvergne Rhône-Alpes, a pour objectif de proposer aux industriels des solutions pour la production et la commercialisation de ce produit, attendu par les consommateurs. L’Inrae et l’Institut de l’Élevage prennent part à ce projet qui coure sur trois ans entre 2020 et 2023 pour la partie recherche et développement.

Une viande pas plus à risque que le boeuf

« Le postulat qui entoure la viande d’agneau est qu’en surface, celle-ci va être plus contaminée par des bactéries que la viande de bœuf, explique Sabine Leroy, chercheuse en microbiologie à Inrae. À partir de là, si la viande est cuite telle quelle, il n’y a pas de risque mais si elle est hachée, il y a le risque que les agents pathogènes pénètrent au cœur de la viande. » Les essais, encore en cours, n’ont cependant pas validé cette hypothèse. « Dans nos essais en laboratoire, les populations bactériennes en surface de la viande d’agneau ne sont pas significativement plus importantes que pour le bœuf. Nos premiers résultats sont plutôt encourageants et les délais de conservation sont bons. » Jérôme Normand, de l’Institut de l’Élevage, développe les objectifs à terme : « Nous avons enquêté sur les attentes des consommateurs et nous avons également effectué une analyse des freins et des motivations des industriels pour se lancer dans l’aventure. Nous avons travaillé sur deux présentations : des steaks hachés et des préparations de type burger (viande hachée mélangée à du sel, des épices, etc.). »

Les plus lus

Trois loups
Déclassement du loup : « une douche froide » pour la FNO
Le statut du loup est passé d’espèce « strictement protégée » à « protégée » au niveau européen. Afin de…
En Dordogne, « nous produisons 1 800 agneaux par an en baissant la mortalité »
Les associés du Gaec de Vialette, en Dordogne, produisent des agneaux toute l’année grâce au désaisonnement lumineux. Néanmoins,…
<em class="placeholder">Gaec Bagaya</em>
« J’ai atteint mon objectif de 200 litres par brebis manech tête noire »
Grâce à une maîtrise de la fertilité de son troupeau de manech tête noire, le Gaec Bagaya s’approche des coûts de production de l…
Une éleveuse se tient devant le Mont-Saint-Michel
« Je vois chaque jour le Mont-Saint-Michel » : Claire est intermittente en élevage ovin
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agronomie et passionnée de laine, Claire Bourgart a fait un certificat de spécialisation (…
Des brebis sont nourries au cornadis.
Agnelage : des rations aux petits oignons en fin de gestation
L’alimentation des brebis en fin de gestation a des répercussions directes sur la vigueur des agneaux à la naissance. Le travail…
<em class="placeholder">Brebis au pâturage avec des vaches allaitantes</em>
Pourquoi faire pâturer ses brebis sur des surfaces bovines l’hiver ?
D’après une étude conduite par l’Institut de l’élevage, le pâturage hivernal des ovins sur les parcelles bovines est un véritable…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre