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L'année 2025 a été plutôt favorable pour l'élevage ovin

L’année 2025 a encore été marquée par la FCO, qui a décalé les abattages d’agneaux. Ceux-ci ont reculé par rapport à 2024, mais avec un poids carcasse supérieur. La conjoncture était meilleure en ovin lait : la consommation de produits à base de lait de brebis était en hausse. 

Une brebis lacaune allaite son agneau.
La bonne qualité des fourrages utilisés en 2025 explique en partie la hausse de la collecte de lait de brebis en 2025.
© D. Séailles

La conjoncture a été globalement favorable aux exploitations ovines en 2025, souligne l’Institut de l’élevage dans un dossier publié comme chaque année au printemps. L’année a débuté fort avec des prix de l’agneau historiquement élevés au premier semestre, ce qui a freiné la consommation. Au second semestre 2025, l’offre excédentaire d’agneaux a fait baisser les cours. 

L’année 2025 a encore été marquée par l’épidémie de fièvre catarrhale ovine (FCO). Elle a provoqué une vague d’avortements au second semestre 2024, ce qui a décalé l’afflux d’agneaux à l’été 2025, période où la demande est basse. 

 

Moins d’agneaux mais plus lourds

Les imports d’ovins vivants en France ont encore reculé, atteignant leur plus bas niveau depuis le début des années 2000, à cause de la baisse des exportations espagnoles. Ils n’ont pas permis de compenser la baisse des abattages français (-6% par rapport à 2024), qui se poursuit pour la quatrième année consécutive. Mais, le recul des ovins abattus a tout de même été en partie contrebalancé par un alourdissement des carcasses. 

Les exports de vifs français ont quant à eux bondi de 15%, dont une partie vers l’Allemagne, qui pâtissait du manque d’agneaux espagnols. La baisse des achats de viande ovine par les ménages s’est encore accentuée. L'Institut de l'élevage pointe « un arrêt de la consommation d’agneau en juin, face à de longs épisodes caniculaires ». Les prix très élevés au moment de l’Aïd ont aussi refroidi les consommateurs.

Lire aussi : La cotation de l'agneau français à Pâques est restée sous le niveau de 2025

 

Une reprise de la consommation des produits laitiers de brebis

La collecte de lait de brebis a progressé de 1,4% par rapport à la collecte précédente, grâce à des fourrages de bonne qualité et des conditions climatiques plutôt favorables. Quant au prix du lait de brebis, il a continué de progresser et a atteint une moyenne de 1291 euros les 1000 litres (+4,3%). 

Pour la première fois depuis 2022, les achats de produits au lait de brebis ont progressé (+5,8%). « Les baisses de prix de vente observées en magasins semblent avoir rassuré les consommateurs français », avance l'institut technique. Les ventes de fromages à salade type féta ont bondi de 18,2%, suivies des produits ultra-frais (yaourts, crèmes). L’Ossau-Iraty, en revanche, a vu ses ventes diminuer de 5,2%. 

Lire aussi : France Brebis Laitière : la reprise de la consommation de fromages de brebis saluée à l'assemblée générale

 

L’Espagne concentre ses exportations ovines vers le Maghreb

L’Espagne reste la première productrice et exportatrice de viande ovine en UE, malgré un cheptel reproducteur qui s’effondre fin 2025 (-18%) et des exportations en recul, à cause de la sécheresse et de la FCO. Le pays est « concentré sur ses envois de vifs vers les pays du Maghreb », ce qui explique la baisse des importations de viande ovine espagnole (-14%). 

Lire aussi : En Espagne, les exportations de viande ovine ont progressé en 2025

 

-4% de production ovine française à prévoir en 2026

La production ovine mondiale devrait encore être en repli en 2026, à cause de la multiplication des maladies contagieuses (clavelée, peste des petits ruminants, fièvre aphteuse, FCO), du vieillissement de la population d’éleveurs et des aléas climatiques. Les prix sont donc appelés à se maintenir à de hauts niveaux. En particulier, « la demande internationale dépendra surtout des importations chinoises en viande ovine et de celles du Moyen-Orient en animaux vivants ». 

Un recul de près de 4% de la production ovine française est attendu pour 2026, et de 2% des importations. Mais les prix ne s’envoleront pas pour autant : « Si l’offre recule franchement, la demande semble encore se replier davantage, freinée par le niveau de prix de vente atteint. » La cotation de l’agneau français n’est donc pas appelée à être supérieure en 2026 à celle de 2025.

Pour aller plus loin : Dossier annuel ovin 2026 - Institut de l'élevage

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