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Moratoire sur le solaire dans la PPE ? La FNSEA s’offusque, Sébastien Lecornu dément

Avant le démenti du Premier ministre, les filières du photovoltaïque sur bâtiments agricoles et de l’agrivoltaïsme ont réagi vivement à l’annonce d’un moratoire sur l’éolien et le solaire dans le cadre de la très attendue programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

  Panneaux photovoltaïques sur un bâtiment d’élevage
En imposant un moratoire sur le solaire, « le gouvernement commettrait une véritable hérésie tant au niveau agricole et économique qu’environnemental ! » a prévenu vendredi 26 septembre la FNSEA.
© Anne-Laure Galon

« Les projets photovoltaïques sur toitures génèrent à eux seuls près de 800 millions d’euros de retombées économiques pour le monde agricole, tandis que l’agrivoltaïsme représente un potentiel de développement important et soutenu par la profession. En bloquant tous les nouveaux projets ou en réduisant à terme le niveau de soutien, le gouvernement commettrait une véritable hérésie tant au niveau agricole et économique qu’environnemental ! » Ainsi réagit la FNSEA dans un communiqué le 26 septembre. 

Lire aussi : PPE : Quel objectif pour l’agrivoltaïsme dans la 3e Programmation pluriannuelle de l’énergie ?

Une mission de réévaluation des énergies renouvelables ?

Une déclaration faisant suite à une information diffusée le jour même par Contexte selon laquelle « Sébastien Lecornu serait prêt à enfin publier le décret de la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), attendu depuis des mois par les filières ». Un PPE qui, selon l’organe de presse, prévoirait de « réévaluer les soutiens publics aux énergies renouvelables » et d’imposer en attendant « un moratoire sur le solaire et l’éolien terrestre ».

Lire aussi : Agrivoltaïsme : après une sueur froide, les porteurs de projets appellent à la publication rapide de la PPE

Le moratoire sur le solaire et l’éolien rejeté en juin à l’Assemblée nationale

Une information jugée « très grave » si elle était confirmée par le syndicat des énergies renouvelables (SER) dans un communiqué du 26 septembre qui rappelle le « moratoire a été massivement rejeté cet été par 377 députés ».

« Notre filière produit une énergie décarbonée et compétitive tout en préservant la production alimentaire : sa mise à l’arrêt serait un contresens historique majeur », réagit pour sa part Olivier Dauger, co-président de France Agrivoltaïsme.

« Cette mesure serait incompréhensible alors que la réindustrialisation est au cœur des ambitions des pouvoirs publics, que l'énergie solaire est décarbonée et compétitive. Enfin, l'agrivoltaïsme apporte un service direct à l'activité agricole, contribue à la résilience et la transition des exploitations agricoles tout en générant de la valeur dans les territoires », poursuit-il.

Lire aussi : Inquiets pour leurs revenus, près de 50% des agriculteurs envisagent de produire de l’énergie

« Cette information est complètement fausse et mensongère » assure Sébastien Lecornu

A cette forte inquiétude de la filière solaire exprimée le 26 septembre, Sébastien Lecornu a répondu dans la soirée, via le Parisien en démentant l’information de Contexte. « Cette information est complètement fausse et mensongère : il n’est pas question de revenir sur nos ambitions énergétiques car la décarbonation est une priorité pour notre souveraineté. Il faut sortir de certaines dépendances », a-t-il affirmé au Parisien.

Comme pour tout euro d’argent public dépensé, aucune rente ne sera tolérée 

« En revanche, comme pour tout euro d’argent public dépensé, aucune rente ne sera tolérée » a-t-il ajouté.

Lire aussi : Hangars photovoltaïques agricoles : le tarif d’achat de l’électricité passe à 95 €/MWh jusqu’en juin… et après ?

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