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Mise en place de l’affichage environnemental : les modalités se précisent

Actuellement en cours d’expérimentation, l’affichage environnemental informe les consommateurs sur les impacts environnementaux des produits ou services. Il devrait être lancé sous la forme du volontariat en 2023.

alimentation
La méthode retenue pourrait être évaluée par rapport à des scénarios d’évolution du secteur agroalimentaire.
© J.C. Gutner

Le dispositif d’affichage environnemental devrait être lancé sous une forme volontaire à la fin de l’année prochaine. C’est ce qui est ressorti du comité des partenaires de l’expérimentation qui s’est tenu le 7 juillet dernier et auquel ont assisté l’Ademe et les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique. Une consultation des parties prenantes devrait s’effectuer début 2023. Auparavant, fin 2022 ou tout début 2023, l’Ademe devrait diffuser une première version de la méthode de calcul, qui permettra aux différents acteurs impliqués de faire leurs propres tests. Selon une source d’Agra Presse, le ministère de la Transition écologique aurait toutefois précisé que cette version risque d’être «frustrante», faute de pouvoir distinguer les produits en intra-catégorie, c’est-à-dire entre deux cahiers des charges distincts pour un même produit.

L’Office français de la biodiversité pourra donner son avis

Alors que l’analyse de cycle de vie suscite de nombreux débats, notamment en raison de l’absence de prise en compte de la biodiversité, les services d’inspection auraient précisé que « la Commission [européenne] recommande cette méthode, mais ne l’impose pas ». L’agence de l’environnement aurait de son côté annoncé aux participants que la méthode retenue sera évaluée par rapport à des scénarios d’évolution du secteur agroalimentaire, afin de comprendre les signaux donnés par l’affichage en matière de transition agroécologique. Les ONG réclamaient la présence de l’Office français de le biodiversité (OFB) dans les discussions. Leur souhait semble se concrétiser puisqu’il devrait finalement faire son entrée dans le comité de pilotage, aux côtés des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture.

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