Contenu partenaire McDonald’s « Pas de tabou avec les agriculteurs »
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En un mot, je dis co-construction. Les échanges ont été francs et directs avec l’ensemble des acteurs des filières agricoles. Ils nous ont permis de nous remettre en question et de conforter certaines directions. Et demain, nous continuerons de rencontrer et d’échanger avec les agriculteurs. Lors de l’AgriTour, vous avez dit « pas de McDonald’s sans agriculture en France ».
Nos clients évoluent avec la société. Nous sommes dans la bonne direction quand nous évoquons la valorisation ou les impacts positifs que peut avoir l’agriculture sur le dynamisme des territoires, les paysages, les sols, la biodiversité, la captation de carbone. Les agriculteurs veulent que nous communiquions encore plus sur ces points. Au Salon de l’Agriculture et dans les médias, nous sommes fiers de dire que nos agriculteurs font déjà bien et que nous les accompagnons dans une démarche d’amélioration continue.
C’est assumé car nous contribuons à aider les filières agricoles à toujours faire mieux. On ne veut laisser aucun agriculteur engagé dans une démarche d’amélioration continue sur le bord de la route. Nous communiquons, par exemple, sur les efforts de nos producteurs de pommes de terre qui ont réduit l’utilisation de pesticides de plus de 50 % de matière active par hectare entre 2007 et 2021. Nos agriculteurs font un usage responsable des pesticides, nous en parlons à la télé, ce n’est pas tabou. Nous ne nous cachons pas, car c’est aussi ça l’agriculture.
Nous nous sommes posé la question. Notre responsabilité n’est pas d’entraîner des filières dans du bio pour se rendre compte dix ans après que l’approvisionnement ne suit plus. Le bio, il en faut et nous en avons dans nos menus Happy MealTM pour les enfants. Mais pour l’instant, McDonald’s ne passera pas au 100 % bio.
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Notre stratégie est d’acheter le plus possible français. Cependant, nous avons des problématiques techniques, climatiques et stratégiques. Sur le bovin, nos steaks hachés sont formulés à 20 % de matières grasses. Nous sélectionnons donc certains morceaux. Nous achetons une partie de l’animal sur une bête sur cinq abattues en France et nous devons compléter notre approvisionnement en Irlande et aux Pays-Bas. Pour les fruits et légumes, nous nous adaptons aux contraintes climatiques. En poulet, nous sommes à 68 % d’origine française, et même bretonne. Si la grippe aviaire passe en Bretagne, je n’ai plus de poulet. Diversifier nos zones d’approvisionnement est une question de résilience et de continuité de l’activité. McDonald’s a pour but de réduire de 35 % ses gaz à effet de serre d’ici 2030 par transaction sur le périmètre élargi (en prenant 2005 comme année de référence).
Quand on s’appelle McDonald’s, on est attendu. Concrètement, nous allons terminer notre challenge Agritech avec les starts-ups au Salon de l’Agriculture. Nous menons aussi un projet pilote afin de mesurer les quantités de carbone séquestrées dans le sol selon les types de pâturage. Sur ce sujet, McDonald’s a mis en relation des chercheurs de plusieurs continents. Enfin il y a la partie frites éco-conçues : des exploitations Haute Valeur Environnementale ont des projets labellisés bas-carbone, nous répondons à un appel à projet de l’Ademe qui sera déployé fin 2023. Nous avons enfin l’objectif de faire basculer d’ici 2027 en agriculture régénérative notre filière blé. Pour cela, nous devons trouver le bon modèle économique et nos essais doivent être concluants.
À travers la contractualisation, nous prenons en compte les coûts de production. Nous sommes face au challenge du renouvellement des générations en agriculture. Être transparent sur les coûts permet aux filières d’être résilientes. McDonald’s apporte sa pierre à l’édifice. Je constate que 80 à 90 % des agriculteurs renouvellent leur contrat.
Sur le territoire, nos restaurants sont gérés par des franchisés. Ce sont tous des petits commerçants, loin de la spéculation qui biaise les marchés. Sortir des marchés signifie s’affranchir de la spéculation pour garantir aux éleveurs et aux producteurs la couverture de leurs coûts. Nous le faisons déjà en partie. La question est jusqu’où peuton aller ? McDonald’s prend ses responsabilités. Nous sommes moteur sur le sujet mais pas le seul acteur économique.
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