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McDonald’s France: la culture de l’échange avec les agriculteurs

Grâce de son AgriTour, McDonald’s poursuit son dialogue avec les acteurs des filières agricoles. Lors de la seconde étape à Arras, les enjeux liés aux sols en grandes cultures ont nourri les débats.

Pour concevoir ses buns, McDonald’s utilise uniquement du blé CRC© et de la farine de blé Label Rouge produit en France. Les frites sont également teintées de bleu−blanc− rouge, avec un approvisionnement 100 % français. « Nous avons réduit de 50 % / hectare l’usage de pesticides* sur les pommes de terre frites de McDonald’s en 12 ans. Nous pouvons être fiers de le dire », note Eloi de la Celle, directeur Achats Qualité Logistique Environnement de McDonald’s France.
*en quantité de matières actives

Une approche systémique de l’exploitation

Dans le cadre de sa stratégie Filières Durables à horizon 2030, McDonald’s France veut aller plus loin. Les solutions s’avèrent multifactorielles. Les agriculteurs insistent sur l’approche systémique des exploitations. Le bilan environnemental ne doit pas se calculer uniquement sur une production de pommes de terre ou de blé et il est clair aujourd’hui que la manière de travailler son sol a un impact sur l’empreinte carbone des matières premières agricoles. Pour cela, de nombreux acteurs s’orientent vers l’agriculture de régénération qui est un ensemble de pratiques tels que la réduction du travail du sol ou encore la meilleure couverture des sols, qui permet de protéger et restaurer la qualité des sols. « L’agriculture de régénération se réfléchit sur l’ensemble de la rotation. Nous devons donc travailler avec tous les maillons industriels de la rotation, et sur toute la chaine de valeur », note Nathalie Libbrecht, elle− même agricultrice et member manager à la Fondation Earthworm, en charge du programme « Sols vivants ». L’ONG est mandatée par McCain, fournisseur de McDonald’s, pour déployer le concept de l’agriculture de régénération chez les agriculteurs de cette filière. Pour cela, un réseau de fermes de référence est mis en place, servant de lieux de démonstration et d’échanges pour promouvoir la démarche. Autour de chaque ferme de référence, un groupe de progrès sera constitué avec les agriculteurs volontaires qui bénéficieront d’un appui technique.

De nombreuses initiatives sur le terrain

Sur le terrain, les initiatives ne manquent pas. Martin Dedours, alternant chez McCain sur la mise en place du programme d’agriculture de régénération a témoigné de son expérience personnelle à Arras. En effet, Martin est fils d’agriculteur basé dans le Pas−de−Calais, sur l’exploitation familiale ils étaient confrontés au ruissellement et à l’érosion de ses sols. Suite à la collaboration avec la société Greensol offrant du conseil et de l’accompagnement agronomique, ils ont donc diminué la surface de leurs parcelles, implanté des haies, des bandes enherbées et du miscanthus. Les exploitants ont également sélectionné des CIPAN avec 7 espèces et des cultures associées dans certaines parcelles. Avec un colza la première année, puis un blé et enfin un maïs, le trèfle blanc favorise ainsi la structure et la vie du sol. Toujours dans l’idée de préserver les sols, les interventions sont décidées et optimisées à la suite d’analyses de profils de sols effectuées après les récoltes, permettant ainsi d’éviter les passages systématiques. L’agriculteur cherche également à réduire les apports d’intrants en étant équipé d’une station de traitement de l’eau pour réduire les produits phytosanitaires ou de la localisation azotée pour réduire les apports d’azote. Toutes ces démarches ont pour objectif d’entretenir une bonne structure des sols mais aussi de préserver la biodiversité environnante. McDonald’s est un acteur majeur de ces évolutions. Au cours de la journée, l’objectif était de donner une vision sur les attentes de l’enseigne et d’entendre les retours terrains. Les producteurs ont notamment évoqué les enjeux autour de la recherche variétale pour trouver
par exemple des pommes de terre optimisant mieux la consommation des intrants. Ils ont aussi fait part de leurs attentes pour que McDonald’s communique plus sur les progrès déjà faits par les producteurs et explique mieux le fait que travailler avec du vivant et réduire nos impacts n’est pas toujours compatible avec l’idée de voir des produits standardisés en restaurant. Eloi de la Celle est
conscient de ces problématiques : « La norme, demain, ne sera plus toujours d’avoir exactement le même produit. Il y a une nécessité d’éduquer le consommateur. Nous avons notre rôle à jouer aux côtés des agriculteurs. »

 

Pourquoi un Agri Tour ?
McDonald’s prône la « co−construction avec les agriculteurs ». À travers 6 étapes partout en France, le restaurateur veut dessiner l’agriculture en 2030. Biodiversité et pression environnementale : les enjeux sont connus. Le dialogue est donc ouvert avec l’ensemble des fi lières. Pour Eloi de la Celle, « McDonald’s a un rôle de démocratisation des idées mises en place, de fédération de l’ensemble des acteurs et d’accompagnement des agriculteurs vers ces nouvelles pratiques.»
 
 
Ghislain Leprince, agriculteur.
Ghislain Leprince, agriculteur.
© VM.
Ghislain Leprince, Agriculteur et fondateur de Gaya−Consultants
« En pommes de terre ou en céréales, nous devons avoir une réflexion sur le choix variétal avec les acheteurs. Nous devons trouver des variétés transformables pour les transformateurs, avec du goût pour le consommateur et moins demandeuses d’intrants pour l’environne− ment. Tous les maillons de la chaîne doivent réfléchir ensemble ».
 
 

 

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