Maïs et prairies : des solutions de terrain pour réduire le recours aux herbicides
À la ferme expérimentale de la Blanche Maison (Manche), l’association Contrat de solutions a réuni, le 3 juin 2026, agriculteurs, conseillers, techniciens et étudiants autour d’une même ambition : identifier des solutions concrètes pour réduire le recours aux herbicides. Entre approche agronomique, innovations technologiques et partage d’expériences, la journée a illustré la diversité des leviers disponibles pour accompagner la transition des exploitations.
À la ferme expérimentale de la Blanche Maison (Manche), l’association Contrat de solutions a réuni, le 3 juin 2026, agriculteurs, conseillers, techniciens et étudiants autour d’une même ambition : identifier des solutions concrètes pour réduire le recours aux herbicides. Entre approche agronomique, innovations technologiques et partage d’expériences, la journée a illustré la diversité des leviers disponibles pour accompagner la transition des exploitations.
Repenser le système de culture dans son ensemble
Réduire les herbicides ne consiste pas simplement à remplacer une solution par une autre. C’est le système de production dans son ensemble qu’il faut faire évoluer. Organisée avec plusieurs partenaires techniques, dont la Chambre régionale d’agriculture de Normandie et Arvalis, cette journée a mis en avant l’intérêt d’une approche globale associant cultures de maïs, prairies et diversification des rotations. Le projet Scuden (Systèmes de Culture plus Durables pour les Éleveurs Normands) compare ainsi plusieurs systèmes de culture afin d’évaluer leur capacité à répondre aux enjeux agronomiques et environnementaux. « La prairie, c’est un très bon levier pour réduire les adventices dans les rotations, notamment les ray-grass résistants », rappelle Bastien Ribot, conseiller agronomie productions végétales et fourrages à la Chambre régionale d'agriculture de Normandie.
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L’eau, un enjeu au cœur des pratiques
La réduction des herbicides répond également à un objectif de préservation de la qualité de l’eau. « On voulait mettre en lien le désherbage et la qualité de la ressource en eau », explique Hélène Lallemand, conseillère en charge des dossiers de l’eau à la Chambre régionale d’agriculture de Normandie. Dans un contexte où certaines molécules peuvent être retrouvées dans les eaux captées pour l’alimentation en eau potable, les stratégies agronomiques prennent tout leur sens. L’intégration des prairies dans les rotations constitue notamment un levier intéressant pour limiter la pression des adventices tout en contribuant à la protection des ressources naturelles.
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Désherbage mécanique et pulvérisation de précision
Les participants ont pu découvrir plusieurs solutions opérationnelles lors des ateliers. Aux côtés du désherbage mécanique, illustré par une démonstration de houe rotative, les nouvelles technologies étaient également à l’honneur. Partenaire de la journée, l’entreprise Suisse, Ecorobotix, créée en octobre 2011, a présenté son pulvérisateur de très haute précision capable de détecter les adventices grâce à des caméras embarquées et de traiter uniquement la plante ciblée. Une innovation qui permet de réduire significativement les volumes de produits appliqués. De son côté, Arvalis a insisté sur la complémentarité des outils disponibles. « Aujourd’hui, plus aucun levier de désherbage n’est efficace seul à 100 %. Il faut vraiment les mettre ensemble et les combiner pour avoir une bonne efficacité », souligne Louis Heck, ingénieur régional Basse-Normandie pour l’institut technique agricole.
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Sensibiliser les agriculteurs de demain
La journée a également réuni de nombreux élèves et étudiants de l’enseignement agricole. Pour le Contrat de solutions, leur présence est essentielle afin de préparer les futures générations aux évolutions des pratiques agricoles. Face à la raréfaction de certaines molécules, aux exigences environnementales et aux effets du changement climatique, les professionnels de demain devront s’appuyer sur une combinaison de leviers agronomiques et technologiques. « Ils ont besoin de connaître tous les enjeux auxquels est confrontée l’agriculture, mais aussi de savoir s’adapter », souligne Clotilde Bois-Marchand, directrice de l’association Contrat de solutions. Une conviction largement partagée lors de cette journée qui a mis en lumière des solutions concrètes déjà disponibles sur le terrain.
Contenu partenaire réalisé pour l’association Contrat de solutions, avec la participation de la Chambre régionale d’agriculture de Normandie, Ecorobotix, Arvalis, Easy Connect, Cuma de Normandie et Motin SAS.