Les prix du blé tendre, de l'orge fourragère en sympathie et du maïs ont progressé sur le marché physique français entre le 12 et le 13 juillet et entre le 13 et le 14 juillet, dans le sillage des contrats blé et maïs sur Euronext et le CBOT. Les cours du blé et du maïs sur le marché à terme européen ont gagné respectivement près de 4 €/t et 5 €/t, sur les deux premières échéances entre le 12 et le 14 juillet.
Les opérateurs sont dans l'attente de la décision de reconduction ou non de l'accord d'Istanbul, qui prend fin en ce lundi 17 juillet. Signé il y a un an, il permet l'exportation de grains russes et ukrainiens sur la mer Noire.
En termes de fondamentaux, la production de blé en Argentine a été révisée à la baisse, passant de 16,2 Mt à 15,6 Mt, en raison d'un déficit hydrique persistant. Il en est de même en Allemagne, avec une production estimée à 21,79 Mt (-3,2 % par rapport à la prévision précédente).
Côté champ, en France, selon le rapport Céré'Obs de FranceAgriMer, les récoltes vont bon train en blé tendre (avec une hausse de 23 % d'une semaine sur l'autre au 10 juillet), en orge d'hiver (+17 %), en blé dur (+39 %) et en orge de printemps (+19 %). Elles sont en avance par rapport à la moyenne quinquennale. Les précipitations éparses perturbent tout de même les moissons localement. En termes de rendements, l'hétérogénéité prédomine en blé tendre. Quant aux conditions de culture « bonnes à très bonnes » du maïs, elles ont perdu un point à 82 % en semaine 27 (du 4 au 10 juillet), à comparer aux 83 % en 2022 à la même période (cf. tableau ci- dessous).
Sur la scène internationale, les ventes hebdomadaires états-uniennes à l'exportation ont atteint 395 700 t en blé, soit dans la fourchette haute des estimations des opérateurs, et à 939 200 t en maïs, soit au-dessus des attentes du marché.
Les 13 et 14 juillet, l'euro a diminué face au dollar, pénalisant les exportations européennes et en l'occurrence françaises sur la scène mondiale. Quant au pétrole, les cours sur les marchés anglo-saxons ont globalement reculé entre le 12 et le 14 juillet, malgré une progression le 13 juillet. L'AIE a revu en baisse, pour la première fois, son estimation de la hausse de la demande de pétrole pour l'année en cours, à 2,2 millions de barils par jour contre 2,4 millions de barils précédemment, alors que l'Opep a quant à elle relevé sa projection à 2,4 millions de barils, contre 2,3 millions de barils jusqu'ici. De fait, on observe un ralentissement de l'inflation aux Etats-Unis.
Bulletin Céré'Obs de FranceAgriMer
(semaine 27, du 4 au 10 juillet 2023)
Conditions de culture
Etat "bon à très bon"
J-7
N-1
Blé tendre d'hiver
80%
81%
64%
Orge d'hiver
80%
80%
62%
Orge de printemps
73%
76%
51%
Blé dur
68%
70%
55%
Maïs
82%
83%
83%
Erratum : le 12 juillet, le blé meunier en départ Marne valait sur octobre-décembre 223,50 €/t, et non 220 €/t.
Marchés physiques français du 14 juillet 2023 (base juillet pour les céréales)
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