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Démarches qualités
Le Poulet du Bourbonnais devient AOP

Un arrêté paru au Journal officiel du mercredi 26 juillet 2022 reconnaît le cahier des charges de l’Appellation d’origine contrôlée (AOP) Poulet du Bourbonnais. Il s’agit de la deuxième AOP en volailles, celle de Bresse datant de 1957.

© Syvofa

L’Allier a décroché une deuxième appellation d’origine protégée mardi 26 juillet. « Après près de 25 ans d’instance, la patience et la persévérance de la filière du Poulet du Bourbonnais sont pleinement récompensées », se félicite sur son site le syndicat des volailles fermières d’Auvergne (Syvofa) qui a porté le projet, après la reconnaissance du cahier des charges par arrêté, mardi 26 juillet.
 

Le poulet du Bourbonnais était produit par les femmes des métayers

L’histoire du poulet du Bourbonnais, ancien duché, dont le territoire s’étend aujourd’hui dans une zone de l’Allier, remonte à la fin du XIXe siècle. Les métayers, nombreux dans cette province, ont peu à peu développé une production de qualité dont ils tiraient les bénéfices sans avoir à en reverser la moitié aux propriétaires. Ce sont plus précisément les femmes des métayers, nous apprend le site du syndicat, qui s’occupaient de la basse-cour. Les poulets qui n’étaient pas partagés avec le propriétaire faisaient l’objet de beaucoup d’attention. Les poules étaient choisies avec soin pour assurer la réussite de la couvée.

La zone AOP du poulet du Bourbonnais
© Syfac

Des poulaillers de bois pour élever le poulet du Bourbonnais

Le poulet du Bourbonnais est élevé encore aujourd’hui dans les strictes conditions d’un élevage traditionnel. Une des particularités de son cahier des charges est qu’il est élevé dans des poulaillers en bois avec plancher de 70 m2 maximum par lots de 500 bêtes. L’élevage est plein air, les poulets, élevés 101 jours minimum, bénéficient d’un parcours ombragé de 3 000 m2 min. pour 500 volailles. Leur alimentation est composée de céréales locales (70% min.) et de produits laitiers, deux à trois semaines avant abattage. Et plus précisément, selon le cahier des charges : de grains de céréales (blé, maïs, triticale, orge et avoine), graines de légumineuses (pois, féveroles, lentilles, lupin), graines oléagineuses (tournesol, soja, colza et leurs tourteaux), compléments minéraux et, selon l’âge, lait en poudre ou lactosérum en poudre et levure de bière. Il s’agit de la deuxième AOP en volailles, celle de Bresse datant de 1957.

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