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Identification électronique
Une boucle pleine de promesses

Si vous le souhaitez, vous pouvez désormais commander des boucles équipées de puces pour identifier vos animaux. Testée pendant trois ans sur le terrain, la boucle RFID permet de simplifier votre travail.

C'est un excellent moyen de simplifier le travail des éleveurs.
C'est un excellent moyen de simplifier le travail des éleveurs.
© F. Mechekour

C’est parti ! Depuis début novembre, après trois années de test sur le terrain, l’identification électronique des bovins est devenue une réalité. Vous pouvez désormais commander des boucles électroniques, dites RFID, auprès de votre EDE.
Institut de l’élevage, chambres d’agriculture, EDE, éleveurs, fabricants de matériel, abattoirs… la filière s’est mobilisée à travers six projets pilotes pour tester en conditions réelles l’utilisation de la boucle RFID dans chaque secteur d’activité.
Pourquoi une telle mobilisation? Parce que c’est « un excellent moyen de simplifier le travail des éleveurs et de tous les opérateurs de la filière », résume Sébastien Duroy de l’Institut de l’élevage. « Ce système améliore la fiabilité de la traçabilité tout au long de la filière », insiste Alain Bazire, de l’EDE de Bretagne.
Vue de l’extérieur, cette boucle, fixée sur l’oreille gauche des bovins, ressemble à s’y méprendre à une boucle « conventionnelle ». Mais la puce électronique qu’elle contient intègre le numéro d’identification de l’animal pouvant servir dans de nombreuses applications en élevage, comme par exemple les alertes et passages de consignes en salle de traite, la gestion des apports de concentrés, le contrôle laitier, les pesées et tris des animaux, la connexion au logiciel de gestion du troupeau…
Cette technologie va cependant se mettre en place progressivement pour plusieurs raisons. D’abord, parce que contrairement aux petits ruminants, l’identification électronique chez les bovins restera dans un premier temps une démarche volontaire. Dans ces conditions, elle devrait donc plutôt concerner les grands troupeaux où l’identification et le passage des consignes posent parfois problème.
Ensuite, cette puce n’est pas forcément compatible avec tous les équipements (DAC, DAL…) déjà en fonctionnement dans les élevages. Cela ne devrait cependant plus poser de problèmes avec les nouveaux équipements.
Enfin le surcoût de la boucle électronique, de l’ordre d’un euro, n’incitera pas forcément à l’investissement si les besoins ne s’en font pas sentir. La généralisation de l’identification électronique à moyen terme ne fait cependant aucun doute parce qu’elle est indispensable à une valorisation par toute la filière. Les discussions au sein de l’interprofession devront d’ici là régler le problème épineux du partage du surcoût lié aux boucles RFID, afin que les éleveurs ne soient pas seuls à le supporter.
Franck Mechekour

Sommaire du dossier

Page 34 Les bovins déclinent leur identité via les ondes radio

Principe de fonctionnement

Page 38 Les sept questions incontournables avant de se lancer

En pratique

Page 40 De nombreuses applications en élevage

Assistance à la traite, DAC, DAL...

Page 46 Des valorisations très attendues par les opérateurs d’aval

Abattoirs, centres d’allotement, marchés aux bestiaux

Page 48 Les fabricants, pas tous sur la même longueur d’onde

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