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« Nous engraissons les vaches dans le troupeau »

Fabienne et Stéphane Le Marchand, dans les Côtes-d’Armor. « Nous produisons 345 000 litres de lait avec un troupeau de 50 Normandes à 6 500 litres. Nous engraissons 15 vaches de réforme par an en les laissant dans le troupeau. Quand elles baissent en production, autour de 15 kilos par jour, nous les passons en monotraite. Nous continuons à les alimenter comme le reste du troupeau (15 kg MS d’ensilage de maïs, 2 kg MS d’ensilage d’herbe, 3 kilos MS de betteraves) et ajoutons 2 kg de correcteur azoté à l’auge. Elles prennent de la viande et, en général, se tarissent d’elles-mêmes. Elles sont engraissées pendant un à deux mois et sont commercialisées dans la filière FQRN (Filière qualité race Normande). En 2017, elles ont fait en moyenne 375 kg de viande et ont été payées 1 100 €.

Nous faisons également beaucoup de croisement (plus de 60 %) avec des taureaux Blanc Bleu Belge. Sur les Normandes, cela donne de très bons veaux. Pour produire les 15 génisses de renouvellement dont nous avons besoin, nous faisons 10 IA sexées sur les meilleurs animaux et 10 IA conventionnelles. Toutes les autres sont inséminées en croisement. Nous choisissons des taureaux avec de la facilité de vêlage tout en faisant attention à la conformation (Sénateur, Quolibet, Rugulus...). Les veaux croisés sont élevés sous leur mère pendant deux semaines dans quatre grands box de vêlage de 16 m2. Les veaux tètent d’abord puis les vaches vont à la traite. Les Blanc Bleu ont besoin de liberté pour se développer. Nous avions essayé en niches individuelles avec de la poudre de lait, mais ça ne marchait pas bien. Les femelles sont vendues 250 € et les mâles entre 350 et 430 €. Ces 30 veaux représentent plus de 10 000 € de chiffre d’affaires par an et les vaches plus de 16 000 €. »

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