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Marchés des produits laitiers : quelques signaux positifs

Les cotations du beurre et de la poudre de lait écrémé en Europe se sont stabilisées depuis février. La collecte des grands pays exportateurs est attendue en repli sur le second semestre.

© A. Conté

Les cotations du beurre, de la poudre et des fromages d’exportation (edam, gouda, mozzarella…) n’ont pas baissé ce printemps. Les prix du beurre et de la poudre de lait écrémé se sont stabilisés depuis février. Les fromages d’exportation se sont même légèrement redressés.

La presse agricole allemande soulignait début juin que les prix sur le marché à terme réaugmentaient et pourraient conduire à ce que le prix du lait dans le nord de l’Allemagne franchisse à nouveau la barre des 400 €/t à partir du mois d’août. En mai, il était en baisse. La grande coopérative DMK l’annonçait à 371 €/t en prix de base.

Le climat pèse sur la production

La hausse de la collecte européenne a finalement été faible (+0,1 % en mars et +0,7 % en avril par rapport au même mois en 2022) et elle ne devrait pas durer. « La sécheresse qui sévit déjà dans de nombreuses régions européennes et le recul important des prix du lait auront un impact négatif sur la collecte européenne, estime l’Institut de l’élevage. Selon la Rabobank, la collecte de l’UE devrait se stabiliser dans les prochains mois et baisser sur la dernière partie d’année. »

Aux États-Unis, la progression de la collecte semble s’étioler. « Au mois d’avril, elle n’était que de +0,3 % par rapport à avril 2022. Le cheptel s’est nettement replié de -16 000 têtes en un mois. »

En Océanie, le phénomène climatique El Nino pourrait peser sur la production laitière du second semestre, s’il provoque une forte sécheresse.

Ainsi, « on constate un certain consensus entre les experts sur un probable repli de la collecte dans les grands bassins exportateurs au second semestre », résume l’Institut de l’élevage.

La demande mondiale reste l’inconnue

Par contre, l’incertitude reste de mise concernant la demande mondiale en produits laitiers. L’inflation a provoqué une baisse généralisée des achats des ménages en volume un peu partout dans le monde. Mais « les optimistes prévoient un retour de la Chine aux achats, et dans son sillage, d’autres importateurs », ajoute l’Institut.

 

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