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Les cours devraient rester élevés jusque mi-2014

La reprise de la collecte de l’hémisphère sud et l’affaire Fonterra ont à peine perturbé les cotations. Pour le premier semestre 2014, il n’y aurait pas de risque d’inversion de tendance.

Les cotations des poudres et du beurre restent à des niveaux élevés.
Les cotations des poudres et du beurre restent à des niveaux élevés.
© Cniel

La demande mondiale, tirée par les émergents, est telle que les cotations des poudres et du beurre restent à des niveaux élevés, malgré la reprise de la collecte dans l’hémisphère sud, et la croissance de la production dans l’Union européenne. « Quasiment toute la production européenne, jusqu’en juin, est vendue », illustre Gérard Calbrix, économiste à Atla. « Le pic de production printanière de l’hémisphère nord, même à des niveaux record, a donc de grandes chances d’être absorbé. » Dans l’UE, le prix du lait, les bonnes conditions fourragères et la baisse du prix des aliments du bétail forment un cocktail favorable à la production laitière. Selon l’Institut de l’élevage, la collecte européenne a augmenté de 4,2 % en octobre 2013 (par rapport à octobre 2012), après +3,8 % en septembre.



Croissance timide de la collecte américaine


La hausse de la collecte est telle aux Pays-Bas et au Danemark (+8 à 9 % en septembre, octobre), que les dépassements de quota provisoires de ces pays sont de l’ordre de 5 % et 4 % respectivement. La production allemande grimpe de 3,5 % depuis trois mois, et la sur-réalisation provisoire est estimée à 2 % du quota laitier allemand. L’Irlande pourrait rejoindre le club des dépasseurs, si sa collecte continue sur le rythme effréné de ces derniers mois (+12% en septembre, +16 % en octobre). La France, la Pologne et le Royaume-Uni sont également sur des dynamiques positives. Seul le sud de l’Europe affichait des collectes encore stables en octobre. La baisse des cours des céréales pourrait changer la donne pour la fin de la campagne.
Les USA peinent à maintenir leur progression (+1% de hausse l’automne dernier) « notamment en raison de problèmes climatiques ». Dans l’hémisphère sud, la seule grosse progression est faite par la Nouvelle-Zélande (9 % en septembre).

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