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FCO 3 : des effets visibles sur les élevages laitiers pendant deux ans

La FCO 3 est apparue en France pendant l’été 2024, provoquant des effets immédiats sur les élevages touchés avec des répercussions les mois suivants. Deux ans après, la situation revient à la normale dans les premières régions touchées.

<em class="placeholder">Vaccination des bovins contre la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) /  rassemblement des animaux dans un couloir de contention / vétérinaire en train de vacciner</em>
Deux ans après l'épidémie de FCO 3, la situation revient progressivement à la normale dans les premières régions touchées.
© S. Leitenberger

Été 2024, la Fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO3) apparaît dans le Grand Est et les Hauts-de-France. Un an plus tard, elle émerge dans le Grand Ouest. Immédiatement, les élevages touchés ont souffert d’une hausse de la mortalité et des avortements et d’une baisse de la réussite à la reproduction. Les effets se sont fait ressentir plusieurs mois après le début de l’épidémie avec une réduction des vêlages, la diminution des entrées en lactation et la baisse du cheptel impactant en partie la collecte laitière. Comme le rapporte le Cniel, dans une note d’information parue le 22 juillet 2026, deux ans après l’épidémie, les premières régions touchées retrouvent leur niveau d’avant, avec le retour des vêlages et l’arrivée des génisses précédemment retardées dans les troupeaux.

Une baisse des vêlages et du cheptel pendant un an

À la suite de l’apparition de la FC0 3, le nombre de naissances a dans un premier temps subi une hausse, probablement liée à l’augmentation des vêlages prématurés. S’en est suivie une forte baisse pendant un an. La conséquence des avortements et des échecs d’insémination et de fécondation.

L’épidémie de FCO 3 a entraîné une importante baisse du cheptel. En cause, l’augmentation de la mortalité, la réforme anticipée de vaches non reproductrices et le retard d’entrée en lactation des génisses ayant avorté. Un an après l’épidémie, la tendance s’inverse, poussée par l’arrivée des génisses retardées. Les régions Grand Est et Hauts-de-France affichent depuis mai 2026, une première hausse de cheptel (sur 1 an).

<em class="placeholder">Graphique représentant l&#039;évolution des cheptels dans les Hauts-de-France et le Grand Est</em>
L'augmentation de la mortalité, des avortements, des échecs d'insémination et de fécondation ont entraîné la chute du cheptel, pendant plus d'un an, dans les régions touchées. © Cniel

La collecte laitière impactée par la FCO 3 et la qualité médiocre des fourrages

Les effets de la FCO 3 sur la collecte sont plus difficiles à identifier car celle-ci dépend de la taille des cheptels, du stade de lactation des animaux et de la production laitière individuelle. Les conditions climatiques ont influencé les effets de la maladie. L’Est de la France, confronté à des fourrages de moins bonne qualité, a vu sa collecte baisser immédiatement. En Bretagne, cette baisse de collecte est apparue au bout de neuf mois. Conséquence des échecs d’insémination de l’été.

La collecte laitière soutenue par le rattrapage des vêlages

Dans les Hauts-de-France et dans le Grand Est, le rattrapage des vêlages est bien avancé. Le ratio cumulé naissances/cheptel a dépassé le niveau d’avant épidémie (102 % contre 98 %). Les cheptels disposent d’un nombre important de vaches en lactation, permettant de soutenir la collecte. Une baisse des vêlages est prévue à partir de fin juillet suite à la baisse des naissances observées en mai et juin 2025 entraînant moins de tarissements et plus de vaches en lactation sur la période de mai à juillet 2026.

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