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Nuisibles : Comment leur clouer le bec

Sangliers, oiseaux, campagnols… S’il n’existe pas de recette miracle contre ces nuisibles, la combinaison de différents moyens de lutte permet de limiter les dégâts. Des dégâts qui peuvent se révéler localement insupportables !

Traditionnellement, les secteurs d’élevage laitier à forte dominante herbagère, comme la Franche-Comté ou l’Auvergne, sont les plus touchés par les nuisibles terrestres, tandis que les régions côtières font plus souvent les frais des volatiles. Bâches percées, auges souillées, plantules arrachées, voire même champs de maïs ou prairies dévastés… Les dégâts liés aux nuisibles portent aussi bien sur les denrées stockées que les cultures et imposent de nombreux ressemis. L’impact économique peut être conséquent. Sur la seule culture de maïs, les ravageurs ont causé 30 millions d'euros de pertes l’an dernier ! Et si les dégâts liés aux sangliers et campagnols sont indemnisés sous condition, ce n’est pas le cas de ceux liés aux oiseaux. Sans parler des risques sanitaires pour le troupeau et de l’impact psychologique, avec des éleveurs qui se sentent souvent impuissants face à ces intrus.

La contre-offensive s’organise et diverses méthodes de lutte existent : actions sur les conditions de semis et de levée des cultures, équipements d’effarouchement visuels et sonores, opérations de tirs et de piégeage. La prévention passe indubitablement par une régulation des populations. Des actions de lutte collective sont menées contre les corvidés et donnent de bons résultats. Mais il ne faut pas baisser la garde et continuer à déclarer les dégâts. Pour les sangliers, les relations entre éleveurs et fédérations des chasseurs constituent l’une des clés du problème. Face aux dégâts croissants, agriculteurs, forestiers et chasseurs s’accordent désormais sur la nécessité de réduire leur nombre. Un premier pas vient d’être obtenu avec l’extension d’un mois de la période de chasse mais il reste insuffisant. Contre le campagnol terrestre, il n’existe pas non plus de recette miracle, mais une combinaison de méthodes de lutte directes et indirectes. Il est urgent que la recherche trouve de nouveaux moyens de lutte car la bromadiolone sera interdite en mai 2021. Contre ce ravageur des prairies de montagne aussi, la lutte collective mériterait d’être développée.

 

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