Aller au contenu principal

Bâtiments : Davantage de risque sanitaire avec les pigeons

Quelques pigeons durablement installés font courir plus de risques que les étourneaux. 

© J.-C. Gutner

Les oiseaux peuvent être porteurs d’un certain nombre d’agents pathogènes détectés également dans les élevages bovins. Ils sont souvent suspectés d’être vecteurs de maladies par leurs déjections, les plumes qu’ils laissent à terre ou leurs pattes souillées. Mais peu d’études établissent un lien direct entre ce portage et la survenue de problèmes sanitaires. Ce qui laisse suggérer que les oiseaux auraient davantage un rôle dans le maintien d’une infection déjà présente dans l’élevage.

Ne vous fiez pas aux apparences. Ce n’est pas la présence massive et spectaculaire d’étourneaux sur le silo ou la table d’alimentation qui fait courir le plus grand risque sanitaire à l’élevage. Un chercheur a fait le calcul pour la salmonelle : compte tenu de la fréquence de portage de ce pathogène chez les étourneaux (estimée à 1,6 %) et de la dose infectante minimale pour un bovin, il faudrait le passage de plus de 6 000 étourneaux sur la ration d’une même vache pour atteindre la dose minimale infectante pour un bovin. Encore faudrait-il que la vache accepte de manger la ration souillée et infectée.

Une étude cas-témoin menée sur 102 élevages de la Manche sur les avortements à Salmonella enterica montre aussi que pour ce pathogène les facteurs de risque sont ailleurs. Elle en identifie deux : la présence d’oiseaux au niveau des stocks de céréales en grains ou concentré (le pigeon étant la seule espèce vue régulièrement dans cette zone – un seul éleveur y a vu des étourneaux), et l’installation sur l’exploitation de pigeons ou tourterelles depuis plus de trois ans. Les auteurs de l’étude préconisent donc de protéger les stocks de grains des oiseaux (mais aussi des rongeurs ou autres espèces). Ils conseillent aussi de gérer au plus tôt les populations de pigeons pour éviter leur installation sur une longue durée, car ils peuvent alors participer aux cycles de différents agents pathogènes, même s’ils n’en sont pas la source initiale. Cette étude n’a en revanche pas mis en évidence de lien statistique entre la présence d’oiseaux et les avortements à salmonelles, bien que le portage par les oiseaux soit incontestable.

Source : Oiseaux sauvages et risques sanitaires pour les élevages bovins : connaissances actuelles et étude épidémiologique dans la Manche - GDS Manche,

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
<em class="placeholder">Nicolas Bazart, éleveur laitier au milieu de ses vaches en préparation au vêlage.</em>
Prépa vêlage : « Nous utilisons un capteur de phosphore pour nos vaches », dans la Meuse

Le Gaec de l’Épine dans la Meuse a modifié la conduite de ses vaches en prépa vêlage. La ration n’est plus préparée sur la…

Publicité
Titre
VENTE FLASH
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[VENTE FLASH] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière