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Quand les étourneaux plombent les résultats et le moral des éleveurs laitiers

Dans la Manche, la protection des silos de maïs et la distribution le soir sont les seules solutions ayant eu un effet pour limiter les dégâts et pertes économiques.

© GDS 50

Quand plus de 600 000 étourneaux élisent domicile chaque hiver dans une tourbière, la cohabitation avec les 500 exploitations situées dans un rayon de 20 km est tout bonnement impossible. Pour mesurer l’impact de la présence de ces milliers d’oiseaux tous les jours d’hiver dans les élevages, Littoral Normand a mené une étude en 2017  auprès de 35 exploitations environnantes. Le but était de comprendre leurs pratiques face à la présence des étourneaux. Trois groupes d’élevages ont été identifiés en fonction de leur niveau d’implication dans la lutte contre les étourneaux. Les groupes d’éleveurs n’ayant pris aucune mesure particulière (silo ouvert en permanence, distribution de la ration le matin) ou insuffisamment (silo fermé la journée avec distribution le matin pour l’ensilage d’herbe et le soir pour l’ensilage de maïs), ont été impactés.

Des pertes comprises entre 3 600 euros et 9 400 euros

« La baisse des taux, la surconsommation de concentrés liée à la perte de fourrage, l’augmentation du nombre de spores butyriques ont provoqué des pertes économiques évaluées à environ 9 400 euros durant l’hiver par rapport à une exploitation laitière moyenne Littoral Normand (70 vaches à 7 500 kg) », indique Loïc Le Meur, conseiller Littoral Normand. En revanche le groupe des 14 éleveurs ayant décidé de fermer le silo dans la journée et de ne distribuer la ration que le soir a réussi à limiter les pertes économiques à 3 650 euros. Ces mesures ne sont donc que partiellement efficaces. Et elles augmentent la charge de travail et les risques d’accidents (chute du silo…).

Par ailleurs, ce manque à gagner ne tient pas compte d’autres répercussions plus difficiles à évaluer, telles que les quantités de fourrages gaspillées, la baisse de la fécondité et de la fertilité, la baisse de la valorisation des fourrages due à une segmentation de la distribution de la ration (ensilage d’herbe le matin et de maïs le soir), l’impact sur les autres catégories d’animaux (génisses, taurillons…).

 

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