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Les clés d'une méthanisation vertueuse

méthaniseur agricole

La méthanisation peut être agroécologique, qu’elle soit petite,
moyenne ou très grande. Elle peut contribuer au maintien de
l’élevage. Mais certaines unités, trop dépendantes de cultures ou
causes de pollutions accidentelles, jettent l’opprobre sur la filière.

Aujourd’hui en France, environ 600 méthaniseurs agricoles (individuels à la ferme et collectifs d’agriculteurs) sont en fonctionnement, sur un total de près de 800 méthaniseurs, avec les unités agricoles, d’industriels et de collectivités. 1 335 unités seraient en projet, tous méthaniseurs confondus. L’injection de biométhane dans le réseau de gaz concernerait 1 085 projets, et la cogénération (moteur fonctionnant au biogaz qui produit de la chaleur et de l’électricité) 250 projets. Cet emballement a été provoqué par le projet de baisse importante du tarif d’achat du biométhane issu de la méthanisation injecté dans le réseau gazier. Au 23 septembre, ce projet était retoqué par le Conseil supérieur de l’énergie, et le ministère de l’Écologie se disait prêt à engager une concertation avec la filière. Cet emballement ne doit pas faire courir le risque d’un montage de projets peu cohérents. Ces dernières années, les attaques contre la méthanisation se sont déjà multipliées de la part de riverains et d’éleveurs, face aux pollutions provoquées par certaines unités.


VIGILANCE SUR LA COHÉRENCE DES PROJETS

Les critiques visent aussi les unités trop dépendantes de cultures, et celles qui n’ont pas sécurisé leurs approvisionnements en coproduits et déchets. Lorsque la sécheresse réduit les rendements et les disponibilités, elles font monter les enchères sur les fourrages et coproduits nécessaires aux éleveurs. « Cela jette l’opprobre sur toute la méthanisation, alors que la majorité sont de beaux projets sur les plans environnemental et social », regrette Jean-Marc Onno, coprésident de l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France.

Ce dossier rappelle que la méthanisation agricole peut être agroécologique, que l’unité soit petite, moyenne ou très grande, comme dans notre dernier reportage. L’Institut de l’élevage montre que la petite méthanisation peut être rentable. Enfin, un petit collectif en Loire-Atlantique réalise un joli cycle de vie, en récupérant le CO2 généré par la méthanisation.

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