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Avez-vous investi dans un séchoir en grange avec griffe ?

Le séchage en grange permet de produire un foin de très bonne qualité. Mais le séchage en vrac avec griffe ne fait pas l’unanimité chez les utilisateurs de séchoirs.

 © F. Mechekour/archives
© F. Mechekour/archives
 

- François Thiery - dans les Vosges

Non

 

 
François Thiery - dans les Vosges © DR

 

Notre lait est valorisé en bio et filière lait de foin (240 000 litres produits par 50 Montbéliardes). Nous avons investi dans un système de séchage de type aéroengrangeur avec un double toit solaire en 1990. Notre bâtiment ne permettait pas d’installer une griffe. Ressortir le fourrage avec le chargeur du télescopique est plus simple. Par rapport à un système avec griffe, le souffleur à foin démêle mieux le fourrage sorti de l’autochargeuse. On peut donc rentrer du foin moins sec. Notre système n’accepte pas un rendement de chantier élevé. Nous récoltons 120 tonnes de foin et regain par an mais pas plus de 5 hectares par jour. Nous sommes donc obligés d’étaler la récolte de début mai à mi-juin. Une partie du foin est en fleur. C’est bien pour la qualité de nos fromages (2/3 du lait sont transformés) et la santé des animaux (moins de risque d’acidose).

- Pascal Rigollet - en Gaec en Loire-Atlantique

Oui

 

 
Pascal Rigollet - en Gaec en Loire-Atlantique © DR

 

Nous valorisons le lait (1,3 million de litres produits par 150 Holstein) en filière conventionnelle. En 2000, j’étais installé dans le Limousin. J’avais opté pour une ration sèche pour simplifier l’alimentation du troupeau. Pendant un an, nous avons également travaillé dans la ferme d’un voisin décédé. Cela nous a mis dans le rouge physiquement. Puis, quand je me suis installé en Loire-Atlantique en 2008, j’ai arrêté la ration sèche. Ce n’était plus intéressant économiquement. J’ai conservé un système à base de foin pour produire du lait de qualité mais en supprimant les aliments achetés. Grâce aux concours, j’ai beaucoup voyagé et vu des éleveurs qui faisaient autrement. Cet "autrement" nous a plu. Nous avons mis en route notre séchoir avec reprise avec une griffe en 2015. Nous avons investi 500 000 euros. C’était énorme, mais réfléchi et rentable. Nous pouvons sécher 1 000 tonnes de foin par an. En hiver, nous en distribuons 15 à 16 kg/VL/j. L’inconvénient, c’est qu’il faut beaucoup de main-d’œuvre quand on récolte autant de foin.

- Matthieu Caugant - en Gaec dans le Finistère

Non

 

 
Matthieu Caugant - en Gaec dans le Finistère © DR

 

Mais nous avons investi il y a quinze ans dans un séchoir à balles rondes. Il faut pouvoir dégager de la plus-value pour que ce soit rentable. C’est le cas en bio. Produire un foin de qualité limite la part des concentrés dans la ration. Nous avons choisi ce système parce que notre bâtiment n’était pas adapté au séchage en vrac. Ce séchoir fonctionne très bien. Nous pouvons sécher 52 bottes toutes les 8 à 10 heures. C’est facile de les reprendre et les distribuer. Nous avons séché jusqu’à 1 300 bottes de 180 kg par an (troupeau de 130 vaches à 6 000 litres et leur suite). Mais depuis que notre ETA a investi dans une presse-enrubanneuse, il y a quatre ans, nous ne séchons plus qu’environ 600 bottes par an. Cela allège notre travail. Le foin séché ne représente plus qu’entre un tiers et la moitié de la ration hivernale.

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