Les prix de la graine de colza sont inchangés depuis le 6 avril, en raison de la fermeture d'Euronext les 7 et 10 avril. En revanche, les marchés à terme de Chicago (soja), de Winnipeg (canola) et de Kuala Lumpur (huile de palme) étaient ouverts le 10 avril, et étaient orientés à la hausse par rapport au 6 avril.
En soja, la hausse des prix sur le CBOT à Chicago est d'origine technique. L'USDA estime les exportations hebdomadaires états-uniennes à 669 566 t lors de la semaine s'achevant le 6 avril, en recul de 32,9 % par rapport à la semaine antérieure. Mais les expéditions nationales depuis le début de la présente campagne commerciale sont en hausse de plus de 1 Mt par rapport à l'an dernier à pareille époque, à 46,13 Mt. Le rapport mensuel de l'USDA sur l'état de l'offre et de la demande agricoles mondiales sera à suivre de près aujourd'hui. Les opérateurs s'attendent à des stocks états-uniens de fin de campagne 2022-2023 à 198 millions de boisseaux (Mbu), en baisse de 12 Mbu par rapport à la prévision antérieure. Néanmoins, l'analyste StoneX table sur 220 Mbu. Au niveau mondial, les réserves tomberaient à 98,56 Mt, contre 100,01 Mt précédemment, compte tenu d'une récolte argentine en recul. Mais encore une fois, StoneX a une vision différente, pariant sur 101,9 Mt, compte tenu de la hausse des stocks aux États-Unis et au Brésil.
L'analyste Safras & Mercado juge la récolte brésilienne de soja achevée à hauteur de 81 % actuellement, contre 85,5 % l'an dernier à pareille époque. Il parie sur une récolte 2023 à 155,1 Mt, contre 152,4 Mt précédemment.
En canola, la hausse des valeurs à Winnipeg s'explique une nouvelle fois par des rachats techniques de positions shorts.
Du côté de l'huile de palme, la hausse des prix est liée au rapport du Malaysian Palm Oil Board du 7 avril, estimant les stocks malaisiens en recul de 21,08 % entre février et mars, à 1,67 Mt.
Notons le repli des prix du pétrole à New York et Londres, suite à une série de ventes techniques, correspondant à des opérations de prise de profits. Par ailleurs, le marché s'inquiète de perspectives macroéconomiques mondiales actuellement plutôt pessimistes, susceptibles de peser sur la consommation énergétique planétaire.
La Pologne a annoncé qu’elle stopperait temporairement les importations de grains ukrainiens, mais qu’elle poursuivrait leur transit via son territoire. Des blocages sont rapportés à la frontière roumaine, les producteurs locaux protestant contre la concurrence ukrainienne.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.