Sans grande variation par rapport à la veille, les cours français du blé tendre et de l‘orge fourragère restent soutenus par les précipitations qui tombent sur l’Hexagone, retardant les travaux de récolte et prolongeant le risque de dégradation des cultures encore plantées. L’humidité fait craindre une forte proportion de grains germés notamment.
En maïs, les prix ont reculé en nouvelle campagne alors que l’ancienne récolte observe toujours des prix très élevés, la céréale étant très demandée sur la période de soudure et de moins en moins offerte.
Amélioration des conditions de culture aux Etats-Unis
Outre-Atlantique, les contrats Blé et Maïs ont légèrement reculé à la clôture du marché à terme de Chicago sur fond d’amélioration des conditions de culture, même si celles-ci restent très fortement dégradées notamment en blé de printemps. Pour rappel, au 1er août, l'USDA a revu à la hausse le taux de cultures de blé de printemps évoluant dans des conditions "bonnes à excellentes", passant de 9 % à 10 % lors de la semaine s'achevant le 1er août. La récolte est réalisée à 17 % (91 % concernant les blés d'hiver). En maïs en revanche, le taux a reculé, à 62 %, contre 64 % précédemment.
Sur le marché international, on retiendra l’annulation de l’appel d’offres turc pour l’achat d’orge fourragère d’origine optionnelle pour un chargement prévu en septembre. Par ailleurs, le Japon recherche 119 000 t de blé meunier et le Pakistan 400 000 t de blé meunier, à charger de septembre à octobre.
Selon les données hebdomadaires de l’Union européenne au 1er août, celle-ci a exporté 962 949 t de blé meunier sur la campagne 2021/2022, contre 1,48 Mt l’an passé à même époque. En orge, les ventes s’affichent à 785 644 t contre 1,09 Mt en 2020.
Marchés physiques français du 3 août 2021 (base juillet pour les céréales)
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