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Internet : les TPE et PME agricoles très peu présentes, à l’exception des viticulteurs qui disposent à 79 % d’un site web

Une étude qui vient d’être publiée montre que si la majorité des professionnels de l’agriculture sont peu investis dans leur présence en ligne, les viticulteurs se distinguent par des usages intensifs d’internet afin de développer leur activité commerciale.

plan serré sur des mains sur un clavier d'ordinateur avec écran en arrière-plan
D’après l’étude, 79 % des viticulteurs disposent d’un site internet, contre 27 % pour l’ensemble des agriculteurs.
© Valérie Noël

Comment les agriculteurs et viticulteurs sont-ils présents sur internet et les réseaux sociaux pour présenter leur activité ou réaliser du commerce en ligne ? C'est à cette question que répond une récente étude de l'Afnic.

L’Afnic, l’Association française pour le nommage internet en coopération, est l’office d’enregistrement désigné par l’État pour la gestion des noms de domaine en .fr.  Elle vient de publier la déclinaison sectorielle de son étude « Réussir avec le web », consacrée cette année à la présence en ligne des TPE et PME du monde agricole. L’enquête a été réalisée en partenariat avec MV2 auprès d’un panel de 1 002 TPE et PME françaises du secteur de l’agriculture, entre juillet et août 2025, via internet.

 

Internet, un canal secondaire pour la majorité du monde agricole

Résultats : pour la majorité des agriculteurs, internet reste un canal secondaire. Pris dans son ensemble, le secteur agricole apparaît nettement moins engagé sur internet que le panel de l’étude globale. En effet, seuls 5 % des agriculteurs jugent la présence en ligne indispensable (contre 77 % dans l’étude globale). Ils sont 48 % à déclarer que si internet peut être utile pour leur activité, ils n’ont « ni le temps ni les moyens » de s’en occuper (contre 4 % dans l’étude globale). Par ailleurs, internet est d’abord perçu comme un outil pour « être trouvé facilement » (78 % contre 44 % dans le panel global) et « présenter l’activité » (59 %, similaire au global), bien avant la communication avec les clients (3 % contre 32 %) ou la vente en ligne (10 % contre 30 %).

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Seuls 27 % des agriculteurs disposent d’un site internet

Cette vision se traduit dans les formes de présence en ligne des agriculteurs : 95 % s’appuient sur les annuaires en ligne (contre 37 % pour le panel global). Seuls 27 % disposent d’un site internet (61 % dans le panel global). Par ailleurs, la vente en ligne reste marginale : 6 % des agriculteurs vendent via leur site (24 % dans l’étude globale) et 5 % seulement sont présents sur des places de marché. Logiquement, internet pèse encore peu dans leur chiffre d’affaires : 44 % déclarent réaliser moins de 10 % de leur chiffre d’affaires grâce au web (31 % dans le panel global) et seuls 12 % estiment en tirer plus d’un tiers de leur chiffre d’affaires (26 % dans l’étude globale).

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Forte  présence des viticulteurs en ligne et sur les réseaux sociaux

Dans un secteur où internet reste globalement en retrait, seuls les viticulteurs se distinguent par une présence en ligne nettement supérieure à la moyenne : 79% des viticulteurs disposent d’un site internet, (contre 27 % pour l’ensemble des agriculteurs et 61 % pour le panel de l’étude globale). Et 92 % des viticulteurs sont présents sur les réseaux sociaux, contre 65 % des agriculteurs (et 64 % du panel global).

 

Internet, un atout pour promouvoir et développer l'activité des viticulteurs

Les viticulteurs se servent d’internet pour promouvoir et développer leur activité : 76 % achètent de la publicité sur les réseaux sociaux, 54 % des bannières sur des sites à fort trafic et 24 % des liens sponsorisés, là où 69 % des agriculteurs, toutes filières confondues, ne mènent aucune action publicitaire. Par ailleurs, 68 % des viticulteurs indiquent consacrer plus d’une heure par jour à leur présence en ligne, contre 33 % des agriculteurs. Et 21 % vendent en ligne via leur site de e-commerce, contre 6 % seulement pour l’ensemble du secteur agricole. Il est à souligner que 38 % réalisent plus de 30 % de leur chiffre d’affaires grâce à internet (12 % dans l’ensemble du secteur agricole, 26 % pour le panel global). Autre enseignement de l’étude : 79 % des viticulteurs jugent le temps investi sur internet rentable ou tout à fait rentable (contre 35 % dans le secteur agricole et 27 % dans le panel global).

 

Les agriculteurs très à cheval sur la cybersécurité

En matière de cybersécurité, l’Afnic indique que les agriculteurs se distinguent très nettement du panel global par les bonnes pratiques qu’ils déclarent appliquer : 95 % affirment sauvegarder régulièrement leurs données (contre 38 % dans le panel global), et 31 % sauvegardent la configuration de leur site (25 % au global). Par ailleurs, 99 % déclarent utiliser des mots de passe uniques et complexes pour administrer leur site web (74 % dans le panel global). Il sont 99 % à assurer que leur site internet est protégé par des solutions de sécurité (pare-feu, antivirus…), contre 43 % au global. Il est aussi à souligner que 18 % réalisent des audits de sécurité réguliers (10 % dans le panel global) et qu’aucun agriculteur ne déclare ignorer si son site est sécurisé, contre 44 % dans le panel global.

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