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Grippe aviaire – La Confédération paysanne défend l’élevage plein-air

Dans le contexte de grippe aviaire et de confinement des élevages de volailles conformément au plan influenza 2022, la Confédération paysanne demande une adaptation des mesures sanitaires pour les élevages plein-air. Le syndicat a manifesté hier dans les locaux du ministère de l’Agriculture et une délégation a été reçue par la directrice de la DGAL.

Une délégation de la Confédération paysanne a manifesté dans l’enceinte du ministère de l’Agriculture ce 25 octobre pour demander que les mesures sanitaires imposées en raison de l’influenza aviaire soient mieux adaptées aux élevages plein air.
© Compte Twitter Conf' Paysanne

Afin d’adapter les mesures de lutte contre l’influenza aviaire dans les élevages plein air, la DGAL (Direction générale de l’Alimentation - ministère de l’Agriculture) aurait proposé « le lancement d’une expérimentation d’analyse de risques à l’échelle de chaque élevage ». C'est ce qu'indique un communiqué de la Confédération paysanne diffusé le 25 octobre. « L’élevage plein-air refuse de disparaître ! » martèle le syndicat alors que « 80 paysannes et paysans, venu(e)s de 30 départements » ont occupé les locaux du ministère de l’Agriculture ce mardi pour « réclamer des mesures sanitaires adaptées aux élevages plein-air ».

 


Rassembler plus de données mais pas de dérogations

La directrice générale de la DGAL, Maud Faipoux, a reçu une délégation du syndicat. Estimant que « cette expérimentation va prendre du temps », le syndicat réclame « l’absence de sanctions administratives et financières » pour non-respect de la mise à l’abri.

Sollicité par Agra Presse, le cabinet du ministre de l'Agriculture nuance l'annonce de la Conf' : « La DGAL réfléchit à la manière de rassembler plus de données d’analyse de risque et de bonnes pratiques de biosécurité en élevage plein air. Pour autant, cette réflexion n'implique en aucune manière des dérogations au respect de la réglementation en vigueur, a fortiori en période d'épizootie influenza aviaire. »

Dans le cadre du plan influenza 2022 présenté en juillet, un avis de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) est attendu sur ce sujet. Dans un contexte de recrudescence de l’épizootie, la mise à l’abri est obligatoire en Bretagne et Pays de la Loire, ainsi que dans les zones à risques sur l’ensemble du territoire national.

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