[Vidéo] Sécheresse : l’été 2026 représente-t-il un tournant pour l’agriculture française ?
Il y’aura très certainement un avant et un après cet été 2026 pour l’agriculture française. Quelles conséquences les canicules répétées, les incendies et la forte sécheresse ont-ils eu sur les productions agricoles et sur les animaux d’élevages ? Réussir.fr fait le point en vidéo.
Il y’aura très certainement un avant et un après cet été 2026 pour l’agriculture française. Quelles conséquences les canicules répétées, les incendies et la forte sécheresse ont-ils eu sur les productions agricoles et sur les animaux d’élevages ? Réussir.fr fait le point en vidéo.
L’été 2026 a été marqué par de nombreux incendies, des canicules, et une sécheresse inédite. Au 18 août, Météo-France annonçait que les sols de l’Hexagone n’ont jamais été aussi secs depuis le début des mesures existantes. Et l’été a été le plus chaud jamais enregistré en France, selon le ministère de la Transition écologique.
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Quel impact de l’été 2026 sur les productions végétales ?
Les conséquences sur l’agriculture sont lourdes, et sur tous les types de productions. Le service statistique du ministère de l’Agriculture indiquait au 8 août que les productions végétales étaient particulièrement touchées : la production de maïs grain (-35 % sur un an) pourrait atteindre son niveau le plus bas depuis 1980 ; la production de pommes de terre (-25 %) et de tournesol (-20 à -30 %) ont aussi été touchées par les conditions de cet été. Les céréales à paille ont été moins affectées par les chaleurs extrêmes, souligne Agreste.
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De nombreux impacts sont aussi observés pour le maraichage. Le ministère de l’Agriculture évoquait le 27 août des pertes jusqu’à 50 % sur certaines productions légumières, comme le poireau, l’ail, les oignons ou les haricots. Voire jusqu’à 100% pour les petits fruits rouges, par rapport à une moyenne triennale ou quinquennale.
La vigne est aussi touchée, avec une vendange en recul de 6 % par rapport à 2025, dû à la baisse des surfaces viticoles et des conditions météos de cet été.
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Quelles conséquences des canicules et de la sécheresse sur les animaux d’élevage et sur les prairies ?
La sécheresse affecte aussi fortement les éleveurs et leurs animaux, et notamment la pousse de l’herbe. Au 9 septembre, la pousse cumulée des prairies permanentes était inférieure de 37 % par rapport à la période 1989-2018, selon Agreste. Et selon les Chambres d’agriculture, 18 départements déclarent plus de 50 % de pertes sur les prairies, et 28 font état de stocks de fourrages d’hiver déjà entamés.
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Les épisodes de canicules ont aussi entrainé une forte mortalité chez les animaux d’élevage. En juillet, la ministre parlait de 9 127 tonnes d’animaux morts liés à la chaleur, en particulier pour les élevages avicoles, et surtout dans les régions du Grand Ouest et de la Bretagne.
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« La France traverse la plus grande catastrophe agricole nationale depuis 1945 »
Pour l’Agroclimatologue Serge Zaka, « la France traverse la plus grande catastrophe agricole nationale depuis 1945 », soutient-il dans un post Linkedin publié le 29 août. L’agroclimatologue prévient que ces conditions climatiques vont devenir plus fréquentes dans les prochaines décennies. Et appelle donc à « engager une transformation structurelle de notre agriculture ».
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