Aller au contenu principal

Tournesol : « Deux irrigations de 35 mm bien positionnées me permettent de gagner 5 à 9 q/ha sur mes sols superficiels de Charente »

Nicolas Suanez est agriculteur à Genac en Charente sur des terres séchantes. Il explique que deux tours d'eau autour de la floraison du tournesol suffisent à assurer un gain de rendement.

<em class="placeholder">Nicolas Suanez, agriculteur à Genac en Charente.</em>
« L’important est de placer les apports d'eau au bon moment », estime Nicolas Suanez.
© N. Suanez

« Dans l’objectif de développer et piloter au mieux l’irrigation sur mes tournesols, j’ai réalisé pendant deux ans des essais avec la chambre d’agriculture sur ma parcelle irrigable de 20 hectares équipée pour partie d’un pivot. Sur mes terres superficielles et caillouteuses, l’expérience a montré que deux tours d’eau de 30 à 35 mm par hectare chacun, positionnés avant et après floraison, étaient nécessaires et suffisants. Avec des sols drainant, il n’y a pas d’intérêt à en mettre davantage.

L’important est de placer les apports au bon moment : dès que le bouton floral arrive, afin d’assurer la production de nectar pour la pollinisation, puis pour le remplissage de la graine. Je soigne le semis des tournesols pour garantir une levée et une floraison uniforme sur la parcelle. Cela facilite ensuite le pilotage de l’irrigation pour lancer les tours d’eau aux bons stades.

L’irrigation offre aussi la possibilité de compenser les retards de maturité observés sur des zones plus caillouteuses et séchantes quand la parcelle est hétérogène. Au final, sur mon exploitation, avec des sols à faible réserve utile (40 à 60 mm), l’irrigation me garantit un gain de rendement de 5 à 9 q/ha. En 2025, mon rendement est monté ainsi à 28 q/ha contre 22 q/ha en sec. J’ai une graine bien remplie et un poids spécifique un peu supérieur. Un tour d’eau me coûte de 100 à 120 €/ha (pompage et frais d’abonnement). Cela vaut le coup, car cela garantit généralement des quintaux en plus. »

80 ha de SAU dont 30 ha de blé tendre, 10 ha d’orge, 17 ha de colza, 5 ha de tournesol, pois…

Les plus lus

<em class="placeholder">Élodie Thirouin, agricultrice à Ychoux (40)&quot;Un pH trop acide peut avoir un impact important sur nos cultures (légumes surtout) et donc, on ne peut pas se permettre de ...</em>
Chaulage : « Je dépense 62 €/ha d'apport de dolomie tous les deux ans par parcelle sur des sols sableux des Landes où le pH peut baisser rapidement »

Éloïse Thirouin est à la tête d'une exploitation de 400 hectares à Ychoux (Landes). Ses terres sableuses à tendance acide l…

<em class="placeholder">Benoît Herrouet, agriculteur à Bécheresse, en Charente, devant son semoir monograine</em>
Semis de colza : « J’ai pu semer ma culture début août après un orage dans mes terres argilo-calcaires en Charente »

Dans le contexte de sécheresse généralisée, les semis de colza vont se faire au gré d’opportunité à ne pas manquer. En…

<em class="placeholder">Joffray Lépine, entrepreneur de travaux agricoles dans la Vienne, montrant l&#039;un des capteurs du système I-Spray.</em>
Vienne : « Je réalise entre 30 et 70 % d’économie d’herbicides foliaires de postlevée sur maïs grâce à la pulvérisation ultralocalisée »

Entrepreneur de travaux agricoles dans la Vienne, Joffray Lépine a équipé son automoteur Kuhn Artec du système d…

<em class="placeholder">Déchaumage après récolte d&#039;une parcelle d&#039;orge.  </em>
Semis de colza 2026 : attendre la pluie sans compromettre l’implantation

Difficile d’envisager des semis de colza dans les conditions pédo-climatiques actuelles. Selon les types de sol un déchaumage…

<em class="placeholder">Prestataire de service avec une moissonneuse batteuse de marque CLAAS vidant sa trémie dans la remorque d&#039;un tracteur durant la moisson des blés. Récolte des céréales. ...</em>
Prix du blé : accompagner la tendance à la hausse en commençant à vendre sa récolte

Après des mois sans grandes variations, les prix du blé décollent depuis le démarrage de la nouvelle campagne début juillet.…

<em class="placeholder">Fleur de liseron. Mauvaise herbe nuisible aux cultures. Adventice dans plantes cultivées.</em>
Liseron des haies, liseron des champs : des adventices vivaces qui font plier les cultures en s'accrochant aux tiges

On peut rencontrer deux espèces de liseron dans les champs, mais le liseron des haies est la plus préjudiciable aux cultures d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures