Aller au contenu principal

Mauvaises herbes
Poser le bon diagnostic

Les adventices sont le poil à gratter des agriculteurs. Qu’on les détruise avec tous les moyens à disposition et elles reviennent salir les parcelles. Notre dossier donne des éléments de biologie des mauvaises herbes pour élaborer les meilleures stratégies de maîtrise.

L’efficacité d’un désherbage repose sur un bon diagnostic du salissement de sa parcelle. Quelles sont ces mauvaises herbes qui lèvent? Bien les reconnaître, c’est se donner les meilleures chances de les combattre avec les moyens adaptés à la flore adventice dominante en présence. Toutes les graminées se ressemblent mais quelques détails sur les plantules suffisent à les identifier à des stades très jeunes. Pour les dicotylédones, la diversité des espèces est importante. Une observation détaillée, des cotylédons jusqu’aux feuilles, aboutira à la bonne détermination.


Le dossier donne les premières clés pour la reconnaissance jusqu’à l’espèce des adventices. Pourquoi chercher une telle précision sur la connaissance de ces plantes indésirables ? Chaque espèce se caractérise par un niveau de nuisibilité qui lui est propre sur une culture. Un pied de gaillet n’aura pas la même incidence sur le rendement de la culture que celui d’une véronique. Mais l’impact d’une mauvaise herbe varie selon le mode de production et il ne se résume pas à sa concurrence vis-à-vis de la culture pour l’alimentation du sol et la lumière. La plante déploie son arsenal de graines qu’elle peut produire par milliers et auxquelles elle donne le pouvoir de « sommeiller » des années dans un sol avant de germer. Connaître les caractéristiques grainières d’une mauvaise herbe permet d’échafauder un plan de lutte pour rendre ses semences les moins préjudiciables possibles sur la longueur d’une rotation culturale.


PANOPLIE HERBICIDE EN FAIBLESSE


Des leviers agronomiques (travail du sol, décalage de semis…) permettent de réduire le stock semencier du sol à un niveau acceptable pour la culture… et l’agriculteur. À une époque où la panoplie herbicide donne des signes de faiblesses (résistances, moins de produits, restrictions d’utilisation), il est plus que jamais important de recourir à ces moyens de contrôle des adventices. En dépit de tous les efforts, les mauvaises herbes ne disparaîtront pas du paysage agricole. Comme le prouve le suivi dans le cadre d’un réseau de biovigilance, elles évoluent avec le temps et les pratiques agricoles, mais elles sont toujours présentes. Sur le colza, la domination des géraniums est née de leur faible sensibilité aux herbicides existants et d’un mode de culture qui leur est favorable. Mais cela peut changer. Il faut composer avec les adventices en présence et trouver le meilleur équilibre possible avec la culture. Un brin de malherbo-écologie à appliquer à sa parcelle en somme.


Tout savoir sur les critères de reconnaissance des mauvaises herbes : lisez le dossier complet dans Réussir Grandes Cultures N°269 de Mai 2013

EN SAVOIR PLUS

- Mauvaises herbes de cultures. Ce guide de l’Acta est incontournable. Il décrit plus de 200 adventices : formes, biologies, nuisibilités… 55 euros. www.acta.asso.fr

- www.infloweb.fr Le site dresse des fiches par adventice avec une aide à l’identification, leur biologie, leur habitat, leur nuisibilité sur diverses cultures (y compris des porte-graines) et l’efficacité des méthodes de lutte.

- Agro-visioflore. Syngenta propose sur le web une clé de détermination des adventices à partir de schémas très explicites.

- Gram’ID. Bayer CropScience se focalise sur les graminées avec un outil de reconnaissance sur le web. L’application est disponible sur smartphones. Taper « gramid » sur Google.

Les plus lus

Moissonneuse batteuse en action dans une parcelle de blé tendre. Allier. 2024
Moisson 2026 : une qualité rassurante en blé tendre mais des rendements en retrait et localement catastrophiques

Au 16 juillet, la récolte française de blé tendre est achevée ou en passe de l’être dans la plupart des régions. Les…

<em class="placeholder">Annie Genevard, ministre de l&#039;agriculture et Sébastien Martin, ministre délégué à l&#039;industrie,  </em>
Prix des engrais azotés : une aide de 50 euros par tonne « pour tous les agriculteurs »

Le gouvernement français a abondé l’aide européenne aux achats d’engrais azotés pour le monter à 145 millions d’euros au…

<em class="placeholder">Maxime Senet, céréalier à Sainte-Solange, dans le Cher, devant sa moissonneuse-batteuse</em>
Hausse des coûts d'intrants : « Je vais opérer des ajustements d’assolement pour réaliser des économies d’azote »

Maxime Senet est céréalier à Sainte-Solange, dans le Cher. Il cherche à adapter sa stratégie face à l’augmentation du…

<em class="placeholder">Bennes arrivant à la coopérative.</em>
Canicule : une moisson des céréales en surchauffe du champ au silo

Les céréales continuent de rentrer dans les silos malgré des conditions caniculaires et des arrêtés préfectoraux réduisant les…

<em class="placeholder">Patrice Morand, producteur de grandes cultures bio à Villerbon dans le Loir-et-Cher.</em>
Dans le Loir-et-Cher : « J’estime que mon couvert végétal restitue 60 à 70 % de son azote à mes cultures d’été »

Patrice Morand est producteur de grandes cultures bio à Villerbon (41). En interculture longue, il implante un couvert…

<em class="placeholder">Essai de désherbage en pomme de terre sur la plateforme Arvalis de Villers Saint Christophe dans l&#039;Aisne, 30 juin 2026</em>
Pomme de terre : quelles nouvelles solutions de protection pour la culture ?

À l’occasion du rendez-vous technique pomme de terre d’Arvalis organisé le 30 juin à Villers-Saint-Christophe, les…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures