Mildiou du tournesol : « J'implante des variétés résistantes en recherchant les meilleures conditions de semis pour mes tournesols en Charente »
Sébastien Martinaud est agriculteur à Saint-Laurent-des Combes, en Charente. Fortement concerné par le mildiou dans une région où le tournesol revient souvent dans les rotations, il explique l’importance de combiner variétés résistantes et bonnes conditions de semis.
Sébastien Martinaud est agriculteur à Saint-Laurent-des Combes, en Charente. Fortement concerné par le mildiou dans une région où le tournesol revient souvent dans les rotations, il explique l’importance de combiner variétés résistantes et bonnes conditions de semis.
« Nous faisons beaucoup de tournesols dans notre secteur, avec un retour tous les deux à trois ans dans nos rotations. Nous avons donc du mildiou. Pour lutter, nous choisissons des variétés résistantes RM9 et RM8 avec traitement de semence inclus. Nous suivons les préconisations de nos semenciers et distributeurs et pour l’instant, nous n’avons pas observé de contournement de résistance.
Outre le choix des variétés, semer dans de bonnes conditions est un levier essentiel de la lutte. Il ne faut pas trop d’humidité dans le sol, et surtout pas de pluies dans les jours qui suivent le semis. Ce n’est pas toujours facile, sur une plage de semis qui court du 5 au 30 avril. En 2025, nous avons pris 100 mm après les semis, une pluviométrie qui n’était pas prévue à un tel niveau. Nous avons eu du mildiou avec des pertes de rendement entre 5 et 10 % selon les parcelles, limitées grâce à la résistance des variétés. Elles arrivent à compenser et nous avons aussi de bonnes terres qui facilitent les choses.
Un autre levier que nous essayons d’activer depuis plusieurs années est l’allongement de la rotation, en réintégrant des orges de printemps semées en fin d’année, du colza ou du maïs dans les parcelles irriguées. L’objectif est d’espacer le retour du tournesol qui est trop présent dans nos assolements. »