Bien que le dernier recensement précis des activités de production d'énergie renouvelable à la ferme remonte à 2015, le constat est clair : ce type de diversification monte en puissance sur les fermes françaises. Tour d'horizon des points clés de l'énergiculture tricolore.
L’énergie éolienne provient elle aussi très largement de l’agriculture (à 83 % en 2015). L’éolien terrestre nécessite en effet de l’espace pour l’installation des parcs, qui se situent majoritairement sur des exploitations de grandes cultures.
Environ un quart du biogaz était produit sur des fermes en 2015. En 2020, on comptait une centaine de méthaniseurs agricoles injectant de biogaz dans le réseau. La remise en cause de la tarification fait toutefois planer des doutes sur l'avenir de cette filière.
L’éolien arrive au deuxième rang des énergies agricoles. Avec 1,3 Mtep en 2015, ce secteur représentait près d’un tiers du total des EnR issues de l’agriculture.
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La méthanisation représentait en 2015 un peu moins de 20 % du total. Ce procédé a néanmoins connu un fort développement ces dernières années, notamment avec l’injection.
Le photovoltaïque, représente une part bien plus faible, avec 2 % du total (moins de 0,1 Mtep) en 2015.
Un impact limité de la production d’énergie sur la SAU française
Avec 15 000 ha, les surfaces en cultures destinées à la méthanisation étaient très faibles en 2015. Le développement des cultures intermédiaires à vocation énergétique (Cive) limite par ailleurs fortement le risque de concurrence. L’impact au sol du photovoltaïque et de l’éolien est minime au regard de la SAU nationale.
Gros potentiel de développement pour la production éolienne et de biogaz
L’Ademe prévoit que plus de 140 000 fermes pourraient s’y consacrer d’ici à 2030, et dépasser 200 000 en 2050, soit une grande majorité des exploitations, contre un peu plus de 50 000 en 2015. La production agricole d’énergie pourrait atteindre 15,8 Mtep en 2050. Le nombre d’installations photovoltaïques pourrait exploser. En termes de production d’énergie, c’est toutefois l’éolien et la méthanisation qui devraient progresser le plus fortement.
Le rapport parlementaire de l’OPECST publié en juillet dernier met en cause la pertinence d’accroître les soutiens à l’éolien. Il plaide en revanche la cause de la méthanisation, décrite comme « un mode de production d’énergie vertueux et majeur à privilégier dans le monde agricole » et un « levier pour la transition énergétique ».