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Les digestats agricoles ne sont plus soumis à plan d’épandage

Petit à petit, les unités de méthanisation se développent en France ce qui génère une quantité de digestats de plus en plus importante à gérer. Jusqu’à récemment, ceux-ci étaient soumis à plan d’épandage. « Cela signifiait des restrictions d’utilisation comme un épandage seulement sur certaines périodes de l’année, par exemple, pas avant le 15 février, remarque Yves Debien, agriculteur à Sèvres-Anxaumont dans la Vienne sur une exploitation (1) comportant une unité de méthanisation de 300 Kw de production électrique et produisant 12000 à 13 000 tonnes de digestat par an. 10 m3 d’un tel digestat peuvent contenir 50 unités d’azote. C’est un produit très intéressant pour nos cultures, avec une disponibilité en azote rapide. »

Un arrêté qui permet la mise en marché des digestats de méthanisation agricole comme fertilisants

Le ministère de l’Agriculture et de l’alimentation a publié un arrêté le 13 juin 2017(2) « approuvant un cahier des charges pour la mise sur le marché et l’utilisation de digestats de méthanisation agricole en tant que matières fertilisantes ». Ainsi, l’arrêté rend possible l’épandage toute l’année des digestats agricoles issus de matières végétales et d'effluents d'élevage, conformes à ce cahier des charges sur grandes cultures et prairies, sous réserve de tenir compte des dispositions des programmes d’actions dans les zones vulnérables. L’arrêté introduit la possibilité de mise en marché de digestat sous une forme d'engrais ou d'amendement organiques.

(1) SCEA la Baie des champs avec Éric Sabourin comme associé ; 300 ha de cultures (blé, orge, maïs, avoine, pois, colza, luzerne), 200 truies naisseur-engraisseur, station de compostage et de méthanisation à 6 km de Poitiers.(2) JO n°142 du 18 juin 2017.

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