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Faire face à une baisse de consommation des légumes

L’année 2013 a été moyenne en production de légumes industriels avec 960 000 tonnes, et les
surfaces sont en recul pour la deuxième année consécutive avec 65 200 hectares.
Près des deux tiers sont transformés en légumes de conserve — dont la France est le premier producteur européen — et le reste en surgelé. Mais depuis 2009, la fabrication de conserves a baissé de 23 % tandis que les légumes surgelés stagnent. Quant à la consommation de légumes de conserve en France, elle s’érode lentement avec – 5 % en dix ans. Les légumes surgelés ont connu une augmentation d’utilisation de 17 % entre 2004 et 2010 avant de se stabiliser jusqu’à maintenant. Outre une désaffection relative des consommateurs français, la filière légumes d’industrie doit faire face à des contraintes réglementaires. Diverses productions sont dans l’impasse technique face à certains bioagresseurs et des produits, autorisés ailleurs, encore prohibés en France.

Des conserves plus chères sans bisphénol


« Le bisphénol A est désormais interdit en France dans les conserves, mais il reste autorisé dans le reste de l’Europe et le monde. Le substitut au bisphénol génère un surcoût de 6 à 8 % sur les conserves. Il y a des distorsions de concurrence à combattre », souligne Pierre Sifflet, président du groupe légumes Fiac (industrie de la conserve). Jean-Bernard Bonduelle, président de l’Unilet, veut conclure sur une note
positive la journée d’échanges consacrée à la filière le 18 juin à Paris : « la consommation globale de légumes diminue depuis 2007. Seulement 5 % des enfants consomment cinq fruits et légumes par jour. Mais la part des légumes transformés sur les légumes totaux était encore plus faible avant et, outre-Atlantique, elle est élevée. » Il y a une place énorme à reconquérir dans la consommation des ménages français.

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