Ergot du blé : « J’arrive à rester en dessous du seuil réglementaire grâce à mes pratiques agronomiques en Eure-et-Loir »
Céréalier à Bonneval, en Eure-et-Loir, Marc Watrelot est régulièrement confronté à la présence d’ergot dans ses parcelles de blé. Entre tri à la récolte et gestion du salissement de ses parcelles, il parvient toujours à préserver la qualité de sa récolte.
Céréalier à Bonneval, en Eure-et-Loir, Marc Watrelot est régulièrement confronté à la présence d’ergot dans ses parcelles de blé. Entre tri à la récolte et gestion du salissement de ses parcelles, il parvient toujours à préserver la qualité de sa récolte.
« Je trouve un peu d’ergots dans mes parcelles de blé chaque année. C’est quelque chose de récurrent. L’ergot est souvent présent en petits foyers dans la parcelle ou sur les bordures. Les sclérotes se repèrent assez bien sur les épis avant la moisson. Un premier tri est effectué par la moissonneuse elle-même, car les sclérotes sont généralement plus gros qu’un grain de blé. Néanmoins, on peut en retrouver dans la remorque. Dans ce cas-là, comme je suis stockeur, je fais marcher mon séparateur pour nettoyer le grain. Mais comme une partie des sclérotes ont une taille et une forme proches de celles d’un grain de blé, certaines passent à travers la grille. L’efficacité n’est donc que de 60 à 70 %.
Heureusement, je suis toujours resté en dessous du seuil réglementaire de 0,2 g de sclérotes par kilo de grain et je n’ai jamais eu de problème pour commercialiser mon blé. Si un jour je dépasse le seuil, je me poserai la question de trouver un prestataire capable d’enlever l’ergot. La rentabilité de l’opération dépendra du coût du nettoyage et du prix du blé. En fonction, la solution sera peut-être d’envoyer le lot au méthaniseur ou de le détruire.
La présence récurrente d’ergot est liée aux graminées adventices qui servent de relais ; je trouve généralement de l’ergot dans mes parcelles les plus sales. C’est un phénomène qui risque de s’amplifier dans les années à venir avec les difficultés grandissantes à lutter contre les graminées. J’utilise donc au maximum les leviers agronomiques : rotation plus longue, semis plus tardifs. Cela permet d’éviter que l’ergot progresse, de limiter la casse. Pour l’instant, j’arrive à le maîtriser. »