Aller au contenu principal

[Coronavirus Covid-19] Circuits courts : les réseaux des agriculteurs bio mobilisés

Dans toute la France, les réseaux des producteurs bio sont sur le pont pour faciliter la commercialisation des productions bio en circuits courts, mise à mal par les mesures de lutte contre le Covid-19.

« Cette crise nous ébranle et nous rappelle que la diversité est la clé, à la fois diversité dans les productions mais aussi dans les méthodes de commercialisation », indiquait Jean-Paul Gabillard, secrétaire national légumes à la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab), en réaction à l'interdiction des marchés en France. Si, depuis, de nombreux marchés ont rouvert, la production bio commercialisée en circuits courts n'en reste pas moins très impactée par la situation. « Dans la crise il nous faut inventer de nouvelles solidarités », préconisait la Fnab le 26 mars.

La mobilisation des réseaux bio français est forte, afin de faciliter la commercialisation des produits en circuits courts tout en respectant les nouvelles mesures sanitaires. Avec des solutions déjà existantes avant la crise mais aussi des initiatives nouvellement mises en place. La Fnab et la Confédération paysanne listent ainsi les solutions expérimentées suite à la fermeture de nombreux marchés ainsi que leurs statuts juridiques : épiceries ambulantes, vente directe sur les fermes, marchés à la ferme, vente en ligne, AMAP… Vous pouvez retrouver ici ce document, mis à jour régulièrement. Le site bonplanbio.fr, destiné aux consommateurs voulant trouver des produits bio près de chez eux, recense plus de 1000 points de vente dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Grand-Est et Pays de la Loire.

Les initiatives essaiment dans toute la France, menées par les producteurs ou associations de producteurs régionales et départementales. En région Auvergne-Rhône-Alpes, l'association des producteurs bio du Rhône et de la Loire (Ardab) propose sur sa page facebook, un fichier à disposition des producteurs qui ont du mal à commercialiser. Ceux-ci sont invités à renseigner les produits qu'ils ont à vendre, leur conditionnement, les volumes, le système de vente (livraison, point de dépôt). « L'Ardab va envoyer ce fichier, avec vos coordonnées, à tous ses contacts : magasins bio, points de vente, collectivités, restauration collective continuant ses activités (ehpad...) », indique l'association sur sa page facebook.

Cartes interactives et notes de situation

Plusieurs cartes interactives sont mises en ligne par les associations locales, afin de situer géographiquement les producteurs bio en vente directe, comme celle d'Interbio Franche Comté, ou encore celle d'Agrobio Périgord. Cette dernière recense les points relais de paniers bio/AMAP en Dordogne et localise les producteurs bio en vente directe du département, en fonction des produits qu'ils commercialisent : fruits et légumes, viandes et œufs, lait et produits laitiers, PPAM, vins… Les producteurs qui souhaitent apparaître sur la carte peuvent en faire facilement la demande. La Fédération départementale des CIVAM du Gard a également créé une carte participative, recensant les circuits courts fermiers dans toute la France.

En Nouvelle-Aquitaine, la plateforme www.agribiolien.fr permet aux producteurs de la région, cherchant à écouler leurs stocks invendus ou en surplus, de publier une annonce gratuitement afin d'être mis en relation avec des magasins alimentaire en quête de produits bio. Dans la région Centre-Val de Loire, l'association Bio Centre garde le contact pendant cette période de crise en publiant depuis le 20 mars des notes de situation régionale, pour les producteurs et pour l'aval, qui propose des éléments de compréhension et de suivi de la situation de l’agriculture bio régionale.

 

A lire aussi :

Les marchés alimentaires rouvrent dans toute la France mais des inquiétudes demeurent

A Angers, une initiative pour aider les maraîchers à vendre leur production

3 questions pratiques sur la vente directe

Les plus lus

Maraîchage : « Nous n’avons pratiquement plus de problème de puceron »

Producteur de légumes en Vendée, Marco Altamirano a réglé son problème de puceron grâce aux plantes de service.

<em class="placeholder">Catherine Mingam, productrice de rhubarbe dans le Finistère.</em>
Finistère : « En rhubarbe, la principale difficulté est la gestion de l'enherbement »

Productrice de légumes dans le Finistère, Catherine Mingam s’est diversifiée en 2017 dans la rhubarbe. Une culture entièrement…

maraichage, désherbage thermique, manuel et par occultation sur carotte en Vendée
Carotte en Vendée : « J’ai économisé plusieurs jours de désherbage »

Adrien Cano et Marine Dunand cultivent des légumes en maraîchage bio diversifié à Maché en Vendée. Depuis leur installation en…

<em class="placeholder">Production légumière . Récolte de l&#039;ail dans la Drôme .</em>
Ail : 7 infos à connaître sur sa consommation
Porté par son statut de condiment, l’ail reste très largement consommé en France. Mais les achats reculent sous l’effet de l…
<em class="placeholder">Point de greffe sur un pommier, dans le cadre d&#039;un essai porte-greffes sur pommiers au centre CTIFL de Balandran dans le Gard.</em>
Pomme : le porte-greffe G214, une piste d’avenir ?

Le porte-greffe G214, en pommier, est pour l’instant le meilleur élève d’un essai en cours au CTIFL dans le cadre du réseau…

Test d'un enjambeur Romanesco en maraîchage.
Maraîchage en Seine-Maritime : « J’ai choisi un lit de désherbage capable de faire d’autres tâches. »

Maraîcher à Octoville-sur-Mer en Seine-Maritime, Anicet Deschamps utilise depuis deux ans l’enjambeur modulaire de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes