Aller au contenu principal

Conjoncture
Tomates : un marché fragile en petits fruits

Après 8 jours de crise conjoncturelle, l’écoulement des tomates cerise et cocktail est redevenu un peu plus fluide. Le marché reste toutefois tendu avec un niveau d’import encore élevé.

Très orientés sur la RHD et la consommation apéritive, en tomates, les petits fruits ont souffert plus que les autres segments  de la crise. © Véronique Bargain - FLD
Très orientés sur la RHD et la consommation apéritive, en tomates, les petits fruits ont souffert plus que les autres segments de la crise.
© Véronique Bargain - FLD

Du 20 au 27 mai, la tomate petits fruits (cerise, cocktail) a été déclarée en crise conjoncturelle, décision qui intervient lorsque le prix au producteur est anormalement bas pendant cinq jours ouvrés. En cause, des volumes très importants liés au climat très peu ensoleillé en février, puis très propice, qui a concentré les récoltes, alors que la météo n’était pas encore favorable à la consommation. « Cela faisait plus de deux semaines que nous l’avions annoncé aux distributeurs, déclare Laurent Bergé, président de l’AOPn Tomates et Concombres de France. Mais les réflexes d’avant le confinement sont vite revenus. Certaines enseignes ont beaucoup importé quand l’offre française n’était pas assez élevée et n’ont pas réduit l’import quand elle a augmenté. Aujourd’hui, l’écoulement est un peu plus fluide, mais les volumes restent encore très élevés et le niveau d’importation est toujours supérieur à 30 % ».

A lire aussi : Tomate : le dynamisme des variétés côtelées noires

Très orientés sur la restauration hors domicile et la consommation apéritive, réduite pendant le confinement, les petits fruits ont souffert plus que les autres segments de la crise. Pour faciliter l’écoulement des tomates petits fruits, l’AOPn a renforcé ses contacts avec les enseignes pour qu’elles fassent des mises en avant des tomates petits fruits françaises. Les animations en magasin n’étant pas possibles, l’opération Serres Ouvertes ayant été annulée à cause du virus de la tomate et les actions du programme CuTE l’ayant été du fait du coronavirus, la communication s’est orientée cette année vers plus de digitalisation, avec notamment des actions sur Facebook. « Nous devons être très vigilants, car le marché est encore très fragile », conclut Laurent Bergé. Les autres segments s’en sortent mieux et la situation devrait encore s’améliorer avec le retour de la restauration hors domicile.

« Certaines enseignes ont beaucoup importé quand l’offre française était basse et n’ont pas réduit l’import ensuite. »

Les plus lus

<em class="placeholder"> Stéphane Allix, responsable du magasin Le Village des producteurs à Aubenas et Patrice Raoux, producteur d&#039;asperges en Ardèche.</em>
En Ardèche : « L’éplucheuse à asperge fait gagner un poste et demi »

Si vendre des asperges épluchées est un standard en Allemagne, cette offre est encore peu développée en France. Pour dynamiser…

<em class="placeholder">Le producteur de fraise et asperge, Thomas Mathio, sur son exploitation.</em>
Dans les Landes : « L’éplucheuse à asperge nous permet de valoriser les petits calibres »

Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le…

<em class="placeholder">Arnaud Bergougnoux, responsable technique du Verger de la Blottière.</em>
Maine-et-Loire : "En poire, nous avons réussi à limiter l'alternance"

À La Blottière, entreprise arboricole basée dans le Maine-et-Loire, le renouveau de la poire passe par des choix variétaux et…

<em class="placeholder">Carte d&#039;anomalie : écart à la normale. Moyenne des températures moyennes en °C en France métropolitaine pour le début de l&#039;année 2026</em>
Arboriculture : la floraison menacée par le gel suite aux chaleurs du début d’année

Depuis début 2026, l’écart des températures à la moyenne dépasse les 2 °C dans plusieurs régions du nord de la France. Ce…

<em class="placeholder">Marc Fauriel, producteur de poires bio à Loriol sur Drôme devant un verger de la variété Conférence, âgé de quinze ans.</em>
Drôme : « Aujourd’hui, en poire bio, nous manquons de stratégies de lutte »
À Loriol-sur-Drôme, le Gaec Fauriel Frères cultive 12 hectares de poiriers en agriculture biologique. Mais les obstacles…
<em class="placeholder">Dirigeants de la Sica Saint</em>
Légumes en Bretagne : la Sica Saint-Pol de Léon toujours en crise

Déjà très affectée en 2025, la Sica Saint-Pol de Léon a encore vu son chiffre d’affaires baisser de 22 % depuis novembre…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026​
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes