Tomate en Bretagne : Engie et Prince de Bretagne signent un partenariat sur l’utilisation de CO2 biogénique
Le Salon de l’agriculture 2026 a été l’occasion pour Cerafel/Prince de Bretagne de présenter son nouveau partenariat avec Engie, afin d’approvisionner ses producteurs de tomates en CO2 biogénique.
Le Salon de l’agriculture 2026 a été l’occasion pour Cerafel/Prince de Bretagne de présenter son nouveau partenariat avec Engie, afin d’approvisionner ses producteurs de tomates en CO2 biogénique.
Lors du Salon de l’agriculture, Cerafel/Prince de Bretagne a présenté le partenariat signé avec Engie. Il vise à assurer un approvisionnement en CO2 biogénique, issu de la méthanisation, à ses producteurs de tomates. Une solution qui permettra de s’affranchir de la forte volatilité des prix du gaz, de ses difficultés d’approvisionnement et de son origine fossile.
L’entreprise Engie possède plusieurs stations de méthanisation pour produire une partie de son gaz naturel et cherche à valoriser ses coproduits. Pour les maraîchers, c’est une aubaine : la production de CO2 par Engie est stable sur l’année et intégrée au cycle naturel du carbone. C’est aussi un enjeu de compétitivité pour le Cerafel et sa marque commerciale Prince de Bretagne. « La compétitivité ne se résume pas qu’à un prix, elle repose sur une capacité à sécuriser nos approvisionnements, à réduire nos coûts de production et à renforcer l’autonomie de nos exploitations. Elle doit être durable », indique Marc Kerangueven, président du Cerafel.
Un partenariat qui inclut déjà 14 producteurs
Le partenariat prévoit dès 2026 l’approvisionnement de 14 producteurs de tomates Prince de Bretagne grâce à deux unités de méthanisation situées à Pontivy (production de CO2 prévue en avril 2026) et Saint-Brieuc (production prévue en juin 2026). Pour recevoir le gaz, les maraîchers doivent s’équiper à hauteur de 100 000 à 150 000 euros. « Cela couvre l’achat de la cuve, le raccordement, l’installation, ainsi que tout ce qui touche à la sécurité et au réglementaire. Pour le retour sur investissement, je vous dirais dans deux ans », précise Dominique Picard, producteur pour Prince de Bretagne.
L’image de la marque Prince de Bretagne étant liée à son ancrage territorial, la gestion des contrats et de la logistique du dispositif devrait être locale. C’est pourquoi la SAS Cerafel Dynamic Avenir a été créée et lancée au Salon de l’agriculture. Les 14 producteurs approvisionnés dès 2026 en sont associés.