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Maraîchage et arboriculture : ils travaillent avec des robots

La robotisation permet une réduction de la pénibilité, un gain de temps et une amélioration de la performance, ou encore d'apporter une réponse face au manque de main-d'œuvre... Nous avons recueilli les témoignages de maraîchers et arboriculteurs qui se sont lancés. 

<em class="placeholder">Le robot OZ de Naïo dans un champs. Un maraîcher dont on voit seulement les bras pianote sur l&#039;application liée au robot. </em>
Adopter un robot dans les itinéraires techniques implique le plus souvent une nouvelle organisation du travail.
© C. Gerbod

Pourquoi s’intéresser à la robotique, alors que le contexte économique n’est pas très propice aux investissements ? Parce qu’elle peut améliorer les conditions de travail, répondre au manque de main-d’œuvre et faire gagner du temps.

À cet égard, les robots sont déjà une réalité dans les élevages laitiers où ils se déploient depuis les années 1990. Près d’un quart des exploitations de plus de 50 vaches laitières déclare être équipé d’un robot de traite, informe l’étude Agriculture et outils numériques, publiée par l’Insee en octobre 2025, sur la base de données 2023 d’Agreste.

En cultures végétales, la robotisation est plus récente. L’étude évoque un millier d’exploitations équipées de robots en 2023. Avec 32 % des usages, le désherbage mécanique est en tête devant la pulvérisation (25 %) et le travail du sol (19 %), les tâches non détaillées totalisant 24 %.

« On a levé les verrous technologiques sur la mobilité en espaces ouverts. On est en train de préparer la massification avec désormais des avancées sur l’agronomie et la qualité du service rendu », considère Cédric Seguineau, directeur du Grand défi de la robotique agricole Robagri, programme financé dans le cadre de France 2030.

Certaines solutions atteignent une présence significative dans les exploitations. Il cite par exemple le robot d’effeuillage des tomates Aisprid, qui revendique « 35 robots commercialisés et 100 robots vendus d’ici fin 2026 », l’Oz de Naïo qui annonce plus de 200 robots vendus ou Farmdroid avec une centaine d’unités.

Reste à convaincre plus largement. « L’enjeu est de multiplier les essais dans les fermes et dans les points de démonstration. Il ne s’agit pas de survendre mais de montrer qu’il y a de la performance », indique le directeur. Donner la possibilité de tester est l’objet d’Agroboscope, un projet en cours de finalisation, que le Grand défi développe avec le CTIFL. Il permettra de distribuer des sortes de coupons aux producteurs de fruits et légumes qui souhaiteraient tester un robot en conditions réelles dans leur ferme. En échange, ils s’engageront à faire part des résultats, « afin d’alimenter un référentiel disponible pour tout le monde », décrit Cédric Seguineau. Essayer, pour être adopté ! 

Dans notre dossier consacré aux robots, des agriculteurs témoignent de leur utilisation de ces agroéquipements et expliquent ce que cela leur apporte. 

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